Jean Marc Kabund – le président a.i. de l’udps et 1er vice-président de l’Assemblée nationale – continue-t-il à défier le FCC de Joseph Kabila, principal allié du Cach, la plateforme de Félix – Antoine Tshisekedi pour un objectif donné?

En tout cas, c’est une question que se pose plus d’un observateur au regard des différentes sorties médiatiques du numéro 1 de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social.

En effet, après sa déclaration menaçant leurs partenaires du Front Commun pour le Congo, notamment de ne pas les pousser à s’entraîner à la nage, le président national a.i. du parti de la 10e rue Limete vient encore de rajouter la couche en lâchant un autre bout de phrase à l’endroit de leurs alliés de la coalition.

« (…) J’ai entendu des individus ou un groupe d’individus menacer de me destituer soit disant qu’ils sont majoritaires. Je leur réponds que le jour qu’ils essayeront – nous, UDPS – demanderons au soleil de s’arrêter(…) », a lancé Jean- Marc Kabund lors de son meeting de ce vendredi 20 Décembre 2019 à Kananga, dans le Kasaï central.

Menacé de destitution à la suite de ses propos peu courtois tenus à l’occasion d’une matinée politique à Kinshasa le mois de novembre dernier, Jean-Marc Kabund -A-Kabund – visiblement ravivé par la base de son parti – semble plutôt se moquer de toute réaction politique inamicale
venant de la principale force institutionnelle de la RDC, à savoir le Front Commun pour le Congo.

Ce faisant, certains analystes estiment que les différentes communications du président a.i. de l’udps traduiraient un malaise caractérisant le couple au pouvoir.
Les coups-bas pleuvent entre les partenaires et l’omniprésence de Joseph Kabila dans le fonctionnement des institutions « issues » des élections de 2018 justifieraient la colère Jean-Marc Kabund.

Le FCC pourrait -il se contenter d’encaisser indéfiniment les coups sans broncher ni réagir aux provocations répétées du patron de l’udps ?

Pas du tout évident ! Il est fort probable que la réaction de la famille politique de Joseph Kabila pourrait intervenir à tout moment.

Mais, en attendant, le président a.i. de l’udps donne l’impression d’anticiper la confrontation par la préparation de la base à la contestation dans l’éventualité d’une quelconque initiative hostile contre son parti, en l’occurrence son éviction du poste de vice-président de l’Assemblée nationale.

Dossier à suivre !

Rédaction