Il est coutumier des déclarations fracassantes chaque fois qu’il est à l’étranger, mais une fois au pays il effectue une courbe rentrante.

Félix-Antoine Tshisekedi n’a pas dérogé à ses habitudes. Devant la diaspora congolaise de la Grande-Bretagne réunie à Londres où il séjourne depuis ce dimanche 19 janvier dans le but de participer au sommet sur l’investissement, le président congolais a semblé adopter un langage plus direct contre ses détracteurs qui se recruteraient dans les rangs de la coalition au pouvoir.

« (…) Certains ministres me disent qu’ils subissent des pressions pour nuire à mes actions. Je ne suis pas au pouvoir par la volonté de quelqu’un. Ceux qui se mettront sur ma route pour combattre mes actions, leur sort c’est le stylo rouge ! Peu importe leur camp politique », a déclaré le chef de l’État sous l’acclamation nourrie de ses partisans.

S’agit -il d’une stratégie de communication destinée à emballer la diaspora congolaise déjà divisée , mieux l’opinion congolaise pour obtenir leur confiance dans le contexte actuel, marqué par l’incertitude et surtout que les choses tournent en rond en RDC ?
Notons que une bonne partie de la communauté congolaise habitant la Grande-Bretagne a tenté de perturber la rencontre d’aujourd’hui. Certains partisans du président congolais ont été empêchés d’accéder au lieu de la rencontre. D’autres ont été tabassés par les opposants de Félix Antoine Tshisekedi. L’activité a pu s’est déroulée jusqu’à la fin grâce à la vigilance des forces de l’ordre, témoigne un journaliste congolais qui fait le déplacement de Londres.

À moins que Félix- Antoine Tshisekedi amorce la procédure de son affranchissement du deal FCC-Cach dont -il a eu à qualifier « d’accident de parcours » lors de son dernier séjour à Rome.
Mais tout cela avec quels moyens politiques ?

Autant de questions qui traversent la mémoire de tout observateur.

Il faut souligner que le président congolais ne s’est pas arrêté là.

Comme pour répondre à la problématique de la dissolution de l’Assemblée nationale suspendue aux lèvres de certains, notamment de ses partisans qui souhaitent le voir s’engager dans cette voie, Félix-Antoine a lancé une sorte de mise en garde à ses partenaires politiques au regard de ce qu’il qualifie de crises.

« (…)Je n’ai pas besoin de créer une crise en RDC. Mais visiblement, il y en a qui veulent me pousser à bout et faire que je puisse dissoudre l’Assemblée nationale. S’ils multiplient de crises, ils vont me pousser à cette décision », a – t-il précisé apparemment sous un ton ferme.

Félix – Antoine Tshisekedi va -t-il prendre le risque d’aller jusqu’au bout de sa déclaration ? Difficile d’apporter une réponse exacte à cette question , surtout lorsqu’on sait que le successeur de Joseph Kabila a du mal à tenir ce genre de déclarations sur le territoire national.

Il faut dire que bien avant, Félix Antoine Tshisekedi a rassuré l’auditoire venu l’écouter de sa volonté de maintenir l’intégrité territoriale. Il a martelé que tant qu’il sera président, le pays ne sera pas balkanisé. Une réponse au cardinal Fridolin Ambongo et les autres acteurs qui dénoncent la balkanisation !

Les jours qui viennent nous fixeront sur ce que pensent réellement le président congolais, surtout à son retour au pays!

Rédaction