La nouvelle est tombée tard cet après midi de vendredi 7 février 2020. En effet,après  4 mois d’attente, la cour constitutionnelle vient finalement de déclarer anticonstitutionnelles, toutes les décisions prises par le président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, notamment celle concernant la levée de l’immunité parlementaire qui avait  donné lieu à des poursuites judiciaires contre le Député Provincial Mike Mukebayi. L’élu de Lingwala doit aussitôt recouvrer sa liberté de mouvement et reprendre ses activités au sein de l’organe délibérant de la ville de Kinshasa.

La décision de la haute cour étant exécutoire,Mike Mukebayi devra donc quitter sa cellule du centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), d’ici 72heures , soit le lundi prochain.

Et depuis la prison, le Député de Ensemble pour le changement de Moïse Katumbu,a  réagi positivement à cette décision rendue en sa faveur par la cour constitutionnelle.

« (…) Ce n’est pas ma victoire, mais c’est une victoire du peuple congolais et de la démocratie. La cour a été objective ;et elle a traité le dossier en toute indépendance. Toutefois, je regrette le retard pris dans le traitement de cette affaire : 120 jours au lieu de 30 – délai légal- prévu  par les propres textes qui régissent cette institution judiciaire. Mais, j’espère qu’elle pourra s’améliorer dans l’avenir. Pour le reste, je vais poursuivre – comme par le passé – mon combat politique tant  au niveau de l’Assemblée provinciale que sur le plan national. Cela pour l’intérêt général du peuple congolais », s’est-il confié à politiquerdc.net, depuis le CPRK.

Mike Mukebayi avait été poursuivi  pour diffamation  contre  un proche collaborateur de Vital Kamerhe, Directeur de cabinet du président de la République.
Il aura totalisé plus de 6 mois de détention au CPRK.

L’annulation de toutes les décisions de l’Assemblée provinciale prises à son encontre par son institution – l’Assemblée provinciale de Kinshasa – lui remet désormais à son droit d’assister aux séances plénières et de bénéficier de ses émoluments dont il n’a plus perçu  depuis près 10 mois suite à une décision prise par le président nationale provinciale Gode Mpoyi.

Jean Médard LIWOSO