Incapable de redynamiser son parti, Martin Fayulu passe pour un usurpateur qui tente frauduleusement de s’accaparer de Lamuka?

Au moment où tous les leaders politiques sérieux mûrissent patriotiquement la réflexion pour tenter de sauver la RDC – ce géant aux pieds d’argile – par la redynamisation de leurs partis politiques respectifs, en attendant les prochaines élections, Martin Fayulu Madidi – visiblement en panne de stratégies politiques pour tonifier son petit parti à s’implanter même à Kinshasa – s’emploie désespérément à patrimonialiser la plateforme Lamuka.

Ce combat d’arrière-garde le discrédite et le ridiculise d’autant plus qu’aucun argument tenace ne réconforte sa position. C’est un secret de polichinelle, Lamuka n’était qu’un prête-nom pour Fayulu – la souris naine pour reprendre l’expression de Lambert Mende – qui n’a été que le petit leader d’un faubourg de Kinshasa. Que Fayulu se batte pour amener son parti à avoir au moins trois députés nationaux au lieu de rêver davantage, pense un analyste.

Justin Mulang pour ne pas le citer – militant de l’Ecidé de Martin Fayulu à Kinshasa – s’est dit très étonné du comportement politique de son président.

« Au-delà de tout, je ne comprends rien pourquoi le président de mon parti , au lieu de concentrer son énergie pour la visibilité de notre parti , il passe tout son temps à parler de Lamuka. Quand est-ce qu’il va travailler pour Ecide? », s’est -il interrogé.

En effet, arrivé à la coordination du présidium en remplacement de son compagnon et frère sociologique Adolphe Muzito , pour un mandat de 6 mois, le coordonnateur sortant de Lamuka, Martin Fayulu Madidi va obligatoirement céder le flambeau exactement le 10 avril 2021 à minuit. Aussitôt et conformément à la dernière charte signée par les 4 leaders de ladite plateforme politique, c’est Moïse Katumbi qui prendra automatiquement la coordination de cette plateforme – sans cérémonie officielle – pour un mandat de 6 mois; du 10 avril au 10 octobre 2021.

L’opinion retiendra que depuis son arrivée à la coordination du présidium, le président et coordinateur de la dynamique de l’opposition muée en dynamique de la vérité des urnes n’a jamais posé la moindre action sur le terrain pour l’intérêt général. Il n’a jamais réussi à réunir ses pairs, ni les représentants de ces derniers pour une rencontre d’échanges sur la situation politique du pays. Tout au plus, il aura passé tout son temps à entretenir des actions de division et des déclarations qui ne cadrent pas avec l’évolution de la situation politique du pays.

Tantôt président élu, tantôt opposant du pouvoir en place, Martin Fayulu Madidi donne l’impression de souffrir de l’amnésie politique.

Il ne sait plus comment s’y prendre pour rebondir. Sa seule survie est de citer le nom de Bemba ou celui de Katumbi alors que depuis la proclamation des résultats des élections controversées de 2018, l’ancien vice-président et président national du MLC ne l’a cité qu’une seule fois lorsqu’il intervenait sur un média étranger pour commenter la suite du processus de 2018.

« Bemba ne le cite jamais. Dans toutes nos réunions, il évite de citer les noms de gens, notamment celui de Martin Fayulu » , rappelle Jean-Désiré Mbonzi Wa Mbonzi, l’un des hauts cadres et communicateur du MLC.

Plus grave, il ne brandit le moindre début de preuve et ne cite aucune disposition de la charte de Lamuka lui conférant la compétence ou le pouvoir, d’exclure ceux qui incarnent l’esprit et qui sont les véritables reflets de l’existence de Lamuka. Ce qui est encore bizarre est le fait que le candidat malheureux à la dernière présidentielle congolaise a dû mal à étayer sa démarche machiavélique avec des dispositions pertinentes régissant Lamuka. Il faut rappeler ici que l’usurpateur s’est arrogé le pouvoir d’engager le présidium alors qu’il n’a pas qualité, étant donné que la charte de Lamuka prévoit clairement que le communiqué ou déclaration du présidium de Lamuka doit être signé ou approuvé par tous les 4 leaders fondateurs. En outre, aucune disposition de la charte n’interdit à un parti ou leader politique membre de Lamuka de prendre des initiatives politiques personnelles à son nom ou à celui de sa formation politique.

Incapable de gérer sa dynamique de l’opposition ou deux ses 5 députés y compris l’unique de son parti , sont allés rencontrer le premier ministre lors des consultations en vue de la formation du gouvernement de l’Union sacrée, Martin Fayulu se met à rêver d’être l’unique sociétaire de Lamuka comme ce fut le cas avec la dynamique de l’opposition. Personne ne peut l’obliger à sortir de sa torpeur, mais ses tentatives chimériques n’auront aucune chance de se matérialiser tout comme elles s’évanouiront à force de vouloir approcher la dimension politique que représente l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba Gombo sur l’échiquier national et international. Son venin se heurtera à la solide carapace politique du president du MLC pour couler sans effet, pense un observateur.

Dossier à suivre !

Constant Mohelo Zoro

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