RDC: Ensemble pour la République de Moïse Katumbi tire la sonnette d’alarme sur les « dérives autoritaires » du pouvoir de Kinshasa

Depuis l’avènement du régime actuel en RDC, l’espoir démocratique s’est évanoui à un rythme accéléré ces derniers temps plus qu’avant. Ce déficit démocratique s’est progressivement installé, notamment par l’intolérance politique.

Visiblement, les arrestations arbitraires et les procès expéditifs de tous ceux qui s’écartent de la pensée unique s’enchaînent. La dernière en date, c’est l’arrestation – mieux l’enlèvement – ce dimanche 18 juillet, de Jacky Ndala, Coordonnateur National de la jeunesse de Ensemble pour la République, et de ses deux collaborateurs. Cet acte renforce la perception critique sur la gouvernance actuelle et apparaît comme la goutte qui déborde le vase.

Ainsi, Ensemble pour la République – le parti politique cher à Moïse Katumbi Chapwe – est sorti de son silence pour exprimer son ras-le-bol devant ce qu’il qualifie d’intolérance politique, d’absolutisme et de recyclage des vieilles méthodes de l’époque du parti unique.

Dans un communiqué signé par son Secrétaire Général, le député national Dieudonné Bolengetenge, le parti de l’homme de Kashobwe fustige avec véhémence l’intolérance politique et l’absolutisme qui ont élu domicile dans le chef de certains leaders politiques de la famille du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, et tire l’attention de ce dernier pour qu’il mette fin à ces pratiques.

« Ensemble pour la République fait appel au Président de la République pour s’attaquer au péril de l’intolérance et de l’absolutisme qui prend corps auprès de certains leaders de sa famille politique et des institutions dont il est le garant du bon fonctionnement et l’invite à user de son autorité pour y mettre fin, au nom de l’intérêt supérieur de la nation ».

Sur cette lancée, Ensemble pour République pointe un doigt accusateur vers les auteurs de ces actes et dénoncent les méthodes totalitaires des services de protection de la République à des fins des brimades, d’intimidation et d’intolérance politique. Dans ce communiqué, le Secrétaire Général exige la libération immédiate et inconditionnelle de Jacky Ndala.

« Au moment ou l’on crie sur l’avènement de l’Etat de droit, ceux qui recyclent de vieilles recettes des temps des partis uniques et du totalitarisme ne sont pas dignes de servir notre peuple »; a déclaré le député Dieudonné Bolengetenge qui estime incompréhensible et inacceptable que le leader de son parti politique soit insulté à longueur des journées dans les médias et les réseaux sociaux alors qu’il est membre de l’Union Sacrée, actuellement au pouvoir.

« Il est incompréhensible que Moïse Katumbi, notre leader, soit l’objet de médisances et autres insultes par certains membres de cette Union Sacrée sans que personne ne s’en indigne. La construction d’une coalition est une œuvre collective; le mépris des partenaires n’honore pas ».

Dieudonné Bolengetenge appelle par ailleurs les militants et sympathisants de son parti politique à rester mobilisés dans l’observance des lois et au respect des institutions de la République, et surtout à ne céder d’aucune manière à la provocation, à l’intolérance et à l’insulte gratuite qui caractérisent depuis toujours le parti présidentiel.

Il sied de noter que dès le Samedi 17 juillet, Bushiri Kuminga Jacques et Mangala Bolaboto Djanny, deux collaborateurs du Coordonnateurs National de la Jeunesse de Ensemble pour la République ont été arrêtés par les services de la présidence et conduits à la Cité de l’Union Africaine puis au cachot de l’Agence National de Renseignements – réputé supprimé – avant d’être relâchés le dimanche à 13h00. Le même jour, c’était le tour de Jacky Ndala d’être arrêté et amené manu militari dans les mêmes installations dit Trois Zoulous (3Z) de services de sécurité, apprend-on des sources proches du dossier.

Alain St. BWEMBIA

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