23 ans du MLC: Jean-Pierre Bemba, « Le MLC a un programme ambitieux de gouvernance pour un État véritablement démocratique et l’amélioration des conditions de vie de nos populations »

Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) a célébré, ce jeudi 30 septembre 2021 ses 23 Ans d’existence. À l’occasion, une grande manifestation a été organisée dans la capitale de la RDC, Kinshasa.
En effet, le président national du parti, l’ancien vice-président de la République, Jean-Pierre Bemba Gombo, a profité de l’occasion pour brosser les raisons du combat du MLC, depuis la révolution jusqu’à ce jour.

« Nous nous sommes levés pour mettre en place un ordre
politique nouveau, qui ramène une paix durable dans notre pays. La paix, une priorité
pour tous », a rappelé le président national du mouvement de libération du Congo. Et ce, devant un parterre de cadres du parti et autres invités de marque.

Pour Jean-Pierre Bemba Gombo, « le MLC a un programme ambitieux de gouvernance pour un État véritablement
démocratique et l’amélioration des conditions de vie de nos populations ».

Ci-dessous l’intégralité du message du leader du MLC.

MOT DE CIRCONSTANCE DU PRESIDENT NATONAL DU MLC
A L’OCCASION DU 23 EME ANNIVERSAIRE DU PARTI

Mesdames et Messieurs, membres du collège des fondateurs ;

Monsieur le Secrétaire Général faisant fonction ;
Messieurs les secrétaires Généraux adjoints ;
Mesdames et Messieurs membres du Comité Exécutif ;
Monsieur le Président interfédéral de Kinshasa ;
Messieurs les Présidents fédéraux ;
Monsieur le Président de la ligue des jeunes ;
Madame la Présidente de la ligue des femmes ;
Monsieur les représentants des structures spécialisées ;
Mesdames et Messieurs représentants des Partis Politiques ;
Mesdames et Messieurs représentants des confessions religieuses ;
Mesdames et Messieurs représentants de la société civile ;
Chers Sympathisants,
Militantes et militants,
30 Septembre 1998 – 30 Septembre 2021 ; il y a 23 ans, que nous nous sommes levés
pour que les tribus du Congo – toutes les minorités, tous les groupes ethniques – sentent
qu’il existe dans ce pays un Etat qui ordonne, un Etat qui protège.

Chers Camarades du Parti ; Nous nous sommes levés pour mettre en place un ordre
politique nouveau, qui ramène une paix durable dans notre pays. La paix, une priorité
pour tous.
La paix pour relancer l’économie, la paix pour réussir notre développement et replacer le
Congo dans le concert des grandes nations. La paix pour rassurer nos voisins.
Il y a 23 ans naquit le mouvement de libération du Congo. Tout au long de notre marche,
nous avons bénéficié du soutien de millions des Congolais qui ont compris et adhéré à
notre lutte politique pour la liberté et le développement:
Liberté de vivre! Liberté de choisir! Liberté de refuser l’humiliation,
Liberté de construire un monde meilleur.
Durant les cinq années de lutte, nous avons perdu nos vaillants combattants, dont je
salue la mémoire et je demande à l’assistance d’observer une minute de silence en leurs
mémoires.
C’est ici l’occasion pour moi de rendre Grâce à Dieu de nous avoir protégé et de nous
avoir gardé en vie.
Notre objectif est de donner au peuple congolais le bien-être qui lui revient, et qui
lui appartient.
Il n’est pas tolérable de continuer à persister dans la contradiction d’un pays
extrêmement riche avec une population qui figure parmi les plus pauvres du monde.
Chers camarades du Parti ; 23 ans après, il nous parait important d’évaluer les objectifs
du Parti, d’abord comme mouvement politico-militaire, ensuite après la mutation
comme Parti Politique. L’autocritique sur le plan de la gestion politique et des
ressources : les objectifs non atteints, les raisons de l’échec et enfin entrevoir les
perspectives d’avenir.
Outre les évaluations ; après toutes ces années de combat, nous enregistrons quelques
acquis ; tout d’abord en tant que mouvement politico-militaire et ensuite en tant que Parti
Politique, nous pouvons d’ores et déjà épingler les exemples ci-après :

  • Après cinq années de conflits, nous avons participé activement à la réunification,
    mettant en application des Résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, sur le
    retrait des troupes étrangères, qui a abouti à la signature d’un Accord de cessez-le-feu en
    République Démocratique du Congo à LUSAKA le 31 juillet 1999 ; en vue de sauvegarder
    la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.
  • Nous avons en Mars 2001 obtenu un accord de cessation des hostilités entre les
    communautés Hema et Lendu en ITURI.
  • Nous nous sommes engagés en 2002 dans l’accord global et inclusif sur une transition,
    convenant de cesser les hostilités et de rechercher une solution pacifique et équitable à la
    crise que traversait le pays.
  • Nous avons pris l’engagement de réunifier nos troupes dans le processus de formation
    d’une armée nationale, restructurée et intégrée, de la police nationale ainsi que les
    services de sécurité conformément à la Résolution adoptée le 10 avril 2002.
  • À la suite de la signature de l’accord globale et inclusif, nous avons convenu la mise en
    place en 2003, d’un Gouvernement de transition comprenant un président et quatre vice-présidents qui avait pour mission de réunifier et de pacifier le pays, d’installer les
    institutions démocratiques, de relancer la croissance économique et d’engager la
    reconstruction du pays.
  • Pendant toute la période de transition de 2003 à 2006 nous avons milité et obtenu le
    respect des objectifs de la transition, c’est-à-dire atteindre la réunification du pays avec
    une seule administration armée, police, services de sécurité ainsi que la pacification de
    l’Est du pays.
  • Tous ces efforts nous ont permis de mettre en place un régime constitutionnel
    démocratique par l’organisation d’élection contestée en 2006.
  • Défenseur des valeurs démocratiques, nous avons souhaité que ce processus de
    démocratisation soit accompagné par des Institutions d’appui à la démocratie comme :
    a) La Commission électorale indépendante : pour garantir la transparence des résultats
    électoraux ;
    b) La Haute autorité des médias : pour garantir et assurer la liberté et la protection de la
    presse, veiller à l’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens
    aux moyens officiels d’information et de communication ;
    c) La Commission vérité et réconciliation : pour rétablir l’harmonie, la concorde, la paix de
    cœur et d’esprit entre congolais -auteurs et victimes des divers préjudices – en vue de
    restaurer l’unité nationale et le savoir-vivre ensemble ;
    d) L’Observatoire national des droits de l’Homme : pour garantir les droits inaliénables et
    inhérents à chaque être humain dont le respect et l’exercice, garantis par l’Etat, permettent l’épanouissement intégral de l’homme.
    e) Nous avons été parmi les groupes politiques qui ont contribué à la construction de
    l’actuelle constitution en février 2006 ; en pilotant l’Assemblée Nationale, jusqu’à la fin de
    la transition ;
    f) Dans la commission économique et financière, que nous avons dirigée, nous avons
    imprimé la gestion orthodoxe des finances publiques par la discipline budgétaire,
    matérialisée par l’équilibre du cadre macroéconomique, et le maintien de l’équilibre
    monétaire ;
    g) Ceci a permis l’obtention du programme formel PPTE (Pays pauvre très endetté) en
    2007 qui débouchera plus tard par atteindre le point d’achèvement et la suppression de
    la dette extérieure à plus 80 pourcent ainsi qu’un taux de croissance économique à plus
    de 8 pourcent en 2006 ;
    h) Nous avons toujours répondu présent et apporter notre contribution significative dans
    toutes les discussions politiques de notre pays, allant dans le sens de l’intérêt général en
    émettant clairement notre point de vue ; lors des Concertations nationales en 2014, du
    dialogue de la CENCO en 2017, et les consultations nationales en Novembre 2020.
    L’élection contestée à la tête de l’état en 2006 et en 2011, entrainant une crispation de la
    situation politique avec les exilés et prisonniers politiques.

La répression des manifestations par le régime passé ; a causé plusieurs centaines de
morts entre 2016 et 2018, avec comme effet la crise de confiance dans les institutions en
raison du prolongement du mandat.
Le manque d’autorité de l’État sur tout le territoire a amené l’installation d’une centaine
de groupes armés sur toute la bande est du pays.

Pour des raisons de responsabilité politique et à la recherche d’une solution apaisée et la
paix, le MLC a accepté encore une fois de participer au dialogue et signer l’accord de la
saint sylvestre, sous l’égide de la Cenco, après l’annonce de l’impossibilité de tenir les
élections avant décembre 2018.

  • Le MLC a participé aux élections chaotiques de 2011et 2018 malgré l’absence de son
    Président, il a maintenu sa participation dans les différentes institutions politique du pays.
  • Toujours à la recherche de l’intérêt général, le MLC a participé aux consultations de
    Novembre 2020 afin d’aboutir à la stabilité des institutions du pays et à la mise en place
    de la nouvelle dynamique de l’union sacrée en faisant participer dans la gestion de toutes.
    les institutions politiques nos cadres. Tout ceci démontre notre attachement aux valeurs
    républicaines.

Mesdames et Messieurs, membres du collège des fondateurs ;
Monsieur le Secrétaire Général faisant fonction ;
Messieurs les secrétaires Généraux-adjoint ;
Mesdames et Messieurs membres du Comité Exécutif ;
Monsieur le Président interfédéral de Kinshasa ;
Messieurs les Présidents fédéraux ;
Monsieur le Président de la ligue des jeunes ;
Madame la Présidente de la ligue des femmes ;
Monsieur les représentants des structures spécialisées ;
Mesdames et Messieurs représentants des Partis Politiques ;
Mesdames et Messieurs représentants des confessions religieuses ;
Mesdames et Messieurs représentants de la société civile ;

Chers Sympathisants,
Militantes et militants,
Dans la perspective d’instaurer un Etat véritablement de droit, le MLC ne peut renoncer à
son combat politique avec un but précis de développement intégral de notre pays.

Le MLC a un programme ambitieux de gouvernance pour un État véritablement
démocratique et l’amélioration des conditions de vie de nos populations. Ce programme
s’articule autour de quatre objectifs:

  • la réduction de la pauvreté ;
  • la réduction des inégalités sociales ;
  • la bonne gouvernance ;
  • la sécurité des biens et des personnes.
    Dans le but précis de mettre en œuvre cette politique anthropocentrique, la vision du Parti
    consiste donc à instaurer en RDC une société où règnent la paix et la sécurité, la liberté.

Nous sommes fermement convaincus que l’équation démocratie-développement doit être
établie et qu’il n’existe aucune possibilité de développer le pays en dehors de ce
concept.
Pour y arriver, nous en appelons à l’émergence d’un type de cadre qui doit se
distinguer par sa compétence, son intégrité morale, sa probité et son patriotisme.

Que vive nos 23 ans de lutte politique !
Que vive le Mouvement de Libération du Congo ! Que vive la République Démocratique
du Congo ! Avec Dieu nous vaincrons !

Je vous remercie.

Jean-Pierre BEMBA GOMBO
Président National

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