Politique

Accord de Genève : voici les indiscrétions à la base de l’échec de F. Tshisekedi

Depuis leur revirement spectaculaire – par le retrait de l’accord de Genève -, le président de l’udps et celui de l’UNC, ont du mal expliquer la motivation profonde de leur acte. Initialement, dans un mode opératoire identique, ils ont prétendu que c’est à la demande de leurs bases respectives qu’ils ont dû se raviser. Et pourtant, à chaque jour qui passe, ils avancent une autre raison. Pour l’heure, ce n’est plus la base, ils stigmatisent le changement de mode de désignation du candidat, c’est-à-dire le vote au lieu du consensus autour du critérium arrêté et convenu à Pretoria, en Afrique du Sud. Mais la réalité semble autre que celle véhiculée dans l’opinion.

En effet, une source diplomatique – et pas des moindres – proche de la Fondation Kofi Annan qui s’est confiée à votre média en ligne, soutient à ce sujet que cette affirmation est tout sauf vraie, car elle prend la pente inverse à la réalité des discussions de Genève.

C’est en effet, Felix Tshisekefi qui a proposé à la facilitation – faute de consensus politique autour d’un nom pour la désignation d’un candidat commun – de passer au vote, après le critérium mis en place, pour sortir de l’impasse.

C’est dans la matinée du 11 novembre que la proposition de Felix Tshisekedi est intervenue au terme des discussions infructueuses qui se sont éternisées depuis la veille jusqu’à 2heures du matin, ce dimanche-là.

Et d’ailleurs, ce n’est pas tout. L’initiative d’éteindre puis de tenir éloignés les téléphones est partie du Président de l’udps, alors que la facilitation préconisait que chacun garde sur soi le sien, mais en mode vibreur. Félix Tshisekedi a fini par convaincre tout le monde de la nécessité d’éloigner les appareils téléphoniques pour éviter toute fuite d’informations.

Une autre source ajoute que l’infortune de Felix Tshisekedi serait née de son inaptitude à négocier sereinement avec ses pairs.

 » Même si aucun candidat ne sortait avec autorité du lot en considérant cumulativement les critères convenus, Felix Tshisekedi présentait théoriquement une chance réelle d’être désigné par ses pairs, surtout que Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi étaient hors course. Cependant, l’héritier politique du Sphinx de Limete avait mal engagé les négociations. Avec un peu d’expériences, il lui suffisait de rester humble et continuer à se battre jusqu’au bout, en évitant de se fier outrancièrement aux indices, aux rumeurs et aux sondages et de considérer comme acquise l’investiture. C’était une grossière faute que de se prendre pour l’homme incontournable de la situation. Cette posture a produit l’effet inverse de ce qu’il pouvait espérer (…) », a déclaré à votre média en ligne, un membre de l’opposition présent aux pourparlers de Genève.

En dépit de toutes les élucubrations ayant conduit à son élimination au premier tour auquel, rappelons-le, les invalidés n’ont pas pris part, Félix Tshisekedi avait la chance de rebondir, surtout que Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito, appuyés par la facilitation, auraient tenté in extremis de le sauver de cette déconvenue. Moïse Katumbi aurait soulevé une motion en vue de repêcher Vital Kamerhe et surtout Felix Tshisekedi, mais c’est celui-ci, a déploré notre source, qui a rejeté – probablement par inexpérience – la requête, à la grande surprise des invalidés. Préméditait-il déjà son coup à ce moment-là ? On ne saura pas.

N’empêche, comme on peut bien s’en rendre compte, les indiscrétions livrées exclusivement à politiquerdc.net et reprises à travers ces lignes vont certainement mettre en mal les spéculations et les insinuations orchestrées par les pourfendeurs des trois invalidés et de la fondation, injustement accusé d’avoir revu le mode de désignation du candidat commun, ayant conduit à l’élection de Martin Fayulu.

De l’avis d’un diplomate en poste à Kinshasa, Felix Tshisekedi et Vital Kamerhe devraient respecter leurs engagements – et ce n’est pas tard pour le faire – sous peine de sceller à jamais leur mort politique et être soumis, comme indiqué à l’acte d’engagement, à l’opprobre de la Nation.

Quoiqu’il en soit, en politique plus que dans d’autres aspects de la vie, il faut savoir perdre avec dignité. Il ne faut pas ajouter le déshonneur à la défaite, en répandant les contre-vérités.

Rédaction 

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