Politique

Candidat Commun de l’opposition : l’udps absente à la première réunion du 30 octobre dernier

Comme en 2011, en dépit des propos lénifiants de certains de ses ténors, l’opposition congolaise risque d’aller en ordre dispersée aux prochaines élections.

Et pourtant, tout avait très bien commencé cette fois-ci, les opposants les plus notoirement connus avaient émis le vœu de l’unité de l’opposition en vue de rendre stratégiquement l’alternance politique possible. Il aura cependant suffi d’à peine un mois pour réaliser que cette unité n’est que de façade, tant que les divergences de vues – entre les 7 leaders politiques de l’opposition, étaient importantes. Avant d’envoyer leurs chiens chasser ensemble, les hommes s’entendent d’avance sur le dispositif de capture à mettre sur terrain et le gibier cible. Ce plan de travail n’est pas encore esquissé que les défections commencent à apparaître.

En toile de fond, la brûlante question de la machine à voter au regard de laquelle l’udps vient d’entreprendre en solo un rétropédalage, après avoir longtemps exigé son retrait. Le parti de Felix Tshisekedi est partisan inconditionnel des élections, fussent-elles avec la contestable machine à voter.

Depuis ce revirement spectaculaire, cette formation politique à pris ses distances avec les autres à savoir : le MLC de Jean-Pierre Bemba, l’UNC de Vital Kamerhe, l’Ensemble de Moise Katumbi, le Nouvel Élan d’Adolphe Muzito, le CNB de Freddy Matungulu et la Dynamique de Martin Fayulu, et cela malgré les contacts superficiels.
En témoignent, son absence et sa campagne médiatique contre la marche organisée par l’opposition constituée des partis qu’il convient désormais d’appeler ses anciens amis.

Candidat commun de l’opposition

Toute coalition politique exige un minimum de convergence programmatique laquelle fait souvent suite aux concessions réciproques de choix sur des questions économiques, sociales, sécuritaires, environnementales, etc. La désignation du candidat commun est tributaire de ce rapprochement, au-delà d’autres critères à déterminer collégialement.

Il se trouve que cette procédure de désignation, de l’avis de certains leaders de l’opposition ayant requis l’anonymat, pourrait déboucher sur un fiasco, au regard de l’attitude surprenante et cavalière de l’udps.

À en croire nos sources, l’absence du représentant attitré de l’udps à la première rencontre prévue pour ce mardi 30 octobre au siège du G7, constitue tout simplement un mauvais départ dans le processus. En effet, c’est au cours de cette réunion que devait démarrer le processus de désignation du candidat commun et, sans la présence de Felix Tshisekedi – actuellement à New York – il était impensable de prendre langue avec son représentant, M. Jean-Marc Kabund, unanimement contesté par le collège des leaders, car qualifié de dangereux et déstabilisateur, pour ses prises de positions durant le processus électoral.

« Nous ne pourrions traiter, pour rien au monde, avec le Secrétaire Général de votre parti, au risque de le voir se dédire. Il est souhaitable de vous avoir en personne pour éviter tout malentendu et toute contradiction », tels sont les propos de certaines figures de proue présentes à la réunion et adressés à leur pair Félix Tshisekedi.

Il a donc été convenu de surseoir provisoirement le processus, en attendant le retour du leader de l’udps, prévu le 4 novembre prochain.

Indépendamment de ce couac, il convient de préciser que le doute plane sur la capacité de l’opposition de désigner un candidat commun en raison des égos surdimensionnés des uns et des autres. Les discours radicaux du genre “Félix ou rien » sont insusceptibles de favoriser un tel choix.

En conséquence, il est à la fois imaginable et regrettable de voir l’opposition avec deux candidats: Félix Tshisekedi, évoluant en toute insularité, et l’autre, soutenu par les autres leaders et issu de la confrontation Kamerrhe-Fayulu. Si elle devait se confirmer, cette hypothèse ouvrirait grandement, à ne point en douter, un désavantage électoral dans le camp de l’opposition. Il est encore temps d’éviter ce scénario catastrophique et prouver au peuple congolais que les ambitions personnelles valent moins que la survie de la Nation.

Rédaction politiquerdc.net

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