Analyses

Quand la fondation Kofi Annan met à nue l’inconstance politique de F. Tshisekedi et V. Kamerhe

Exaspérée par le retournement de vestes de Vital Kamerhe et Felix Tshisekedi à l’accord de Genève, conclu le dimanche 11 novembre 2018 , entre les sept leaders politiques de l’opposition congolaise, la Fondation Kofi Annan – facilitatrice du conclave – a rendu public ce 13 novembre 2018 les différents documents ayant trait à ces négociations à l’issue desquelles le nom de Martin Fayulu était sorti du lot en tant que candidat commun de l’opposition à la prochaine élection présidentielle, tout comme la mise en place de LAMUKA, plate-forme électorale d’appui à cette candidature.

Affichés sur le site internet de la fondation, on relève au nombre de ces documents, la lettre d’engagement signée individuellement par chacun des 7 leaders: Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Felix Tshisekedi, Vital Kamerhe , Adolphe Muzito , Martin Fayulu et Freddy Matungulu.

C’est un document qui met à nue – s’il persistait encore le moindre doute – l’inconstance des deux frères moralement siamois, à savoir le président de l’udps et celui de l’unc.

« Je soussigné (…), m’engage sur l’honneur à respecter scrupuleusement toutes les dispositions de l’accord LAMUKA , y compris son préambule ainsi que tous les textes y afférents.
Je m’engage en outre à ne pas trahir le peuple congolais en violant les dispositions précitées. Si je ne respecte pas mes engagements, je mettrais fin à ma carrière politique et je serais soumis à l’opprobre de la nation et à la sanction de mes pairs.
Enfin, je prends la ferme résolution de rester fidèle au présent acte et à l’accord LAMUKA « , c’est en tout cas la teneur de ce document signé séparément -le dimanche 11novembre dernier – par les 7 leaders présents au conclave de Genève.

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Nul doute qu’Alan Doss comptait sur la bonne foi de chacun au moment d’apposer sa signature sur ce document, servant de garantie politique à la survie de l’accord. C’était sans compter avec Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe qui sont tous deux rompus dans l’art de la duperie. Aucun de deux n’a du respect ni à sa signature moins encore à sa parole. Et cela est connu par tous les congolais.

Il est fort à parier qu’Alan Doss avait moins d’informations sur Felix Tshisekedi. En effet, celui-ci a maintes fois renié ses engagements, pas seulement envers le pouvoir de Kinshasa, mais aussi à l’endroit du peuple congolais.

En moins de deux mois – soit du 29 septembre au 12 novembre – le président de l’udps s’est ravisé plus d’une fois. On se rappelle encore qu’à l’occasion du meeting organisé à la place Triomphale, Fatshi avait juré de se ranger – comme ses pairs – derrière le candidat qui sera désigné, fût-il un autre que lui. L’enjeu, avait-t-il soutenu pour la circonstance, était de se mettre ensemble pour vaincre le régime sortant.

Et puis, le 26 octobre, contre toute attente, il a instruit son parti de ne pas prendre part à la marche de l’opposition estimant que cette dernière avait perdu son sens d’autant plus que l’udps était désormais favorable à la machine à voter. Ces exemples, pour ne citer que deux, suffisent à illustrer le comportement versatile de l’homme « politique »de Félix Tshisekedi.

Ce que ce dernier a oublié est que la fondation Kofi  Annan est l’une des puissantes organisations et qu’elle est soutenue par de nombreux chefs d’Etat à travers le monde. Tout prétendant à la magistrature suprême soutenu par elle présente un sérieux avantage diplomatique. Raison de croire que celui qui en est dépourvu aura un fossé à combler, tel est le cas de Felix Tshisekedi et de Vital Kamerhe , sur le plan politique et diplomatique.

Loin de nous l’idée de croire que les deux ont scellé le dernier clou de leur propre cercueil politique, ils vont – du moins – longtemps ramer pour se refaire une santé politique et diplomatique.

Rédaction politiquerdc.net

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