Les travaux de construction du bâtiment administratif du territoire de Budjala, dans la province du Sud-Ubangi, sont de nouveau à l’arrêt. Cette interruption intervient quelques mois seulement après la relance officielle du chantier dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T).
Le 7 mars 2026, le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, s’était rendu à Budjala dans le cadre d’une mission de suivi et de relance des projets du PDL-145T.
À cette occasion, il avait annoncé la reprise des travaux par une nouvelle entreprise, COREREBA SA, avec un délai d’exécution de quatre mois. Selon le calendrier alors annoncé, l’ouvrage devait être achevé et livré en juillet 2026.
Mais en septembre 2026, le chantier reste inachevé et aucune activité n’y est visible.
Cette nouvelle interruption suscite l’incompréhension des habitants, qui espéraient que la relance annoncée par les autorités permettrait de mettre un terme aux retards accumulés.
« Nous pensions qu’après l’arrivée du ministre, les choses allaient réellement changer. Il avait annoncé la reprise des travaux et un délai de quatre mois. Nous sommes déjà au-delà de cette période, mais le bâtiment n’est toujours pas achevé », a témoigné à Politiquerdc.net un habitant de Budjala.
Un autre résident s’interroge sur la suite du projet : « ce qui nous préoccupe, c’est de voir un chantier reprendre, puis s’arrêter quelques mois plus tard. Nous voulons savoir pourquoi les travaux se sont interrompus et quand ils vont réellement reprendre».
Pour un autre habitant interrogé, la situation illustre surtout la nécessité d’un meilleur suivi des projets publics.
« La population de Budjala a besoin d’infrastructures durables. Quand l’État annonce un projet, nous attendons qu’il soit exécuté jusqu’à son terme. Il faudrait que les responsables viennent constater eux-mêmes l’état actuel du chantier », estime-t-il.
Destiné à améliorer les conditions de travail de l’administration territoriale et l’accueil des usagers, le bâtiment administratif de Budjala constitue une infrastructure attendue par la population locale.
Après cette nouvelle interruption, les habitants demandent aux autorités compétentes de faire la lumière sur les raisons de l’arrêt des travaux, de renforcer le suivi du chantier et de communiquer sur un calendrier précis et réaliste pour leur reprise.
Désormais, l’attente porte sur une question essentielle : la nouvelle relance annoncée permettra-t-elle enfin d’achever et de livrer l’ouvrage, ou le chantier connaîtra-t-il une nouvelle période d’interruption ?
Honoré Eyenga


























































