Comme annoncé précédemment par politiquerdc.net, le Conseil de sécurité des nations unies a adopté à l’unanimité ce mardi 27 mars 2018 , une résolution renforçant la mission onunisienne en RDC.
Initiée et présentée par la France, ladite résolution prolonge le mandat de la Monusco pour un an, soit jusqu’en mars 2019 et souligne également la nécessité de protéger les civils jusqu’aux élections du 23 décembre 2018.
Extension du mandat
La résolution 2409 « souligne la nécessité de faire tout ce qui est possible afin de s’assurer du bon déroulement des élections de décembre prochain. Des élections qui doivent être organisées dans les conditions requises de transparence, de crédibilité, d’ouverture et de sécurité ».
Ainsi, elle prévoit la possibilité pour le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, de préparer des plans incluant toutes les options tendant à recourir par exemple à l’envoi de renforts venus d’autres missions de l’ONU en cas de nécessité.
Pour ce faire, Antonio Guterres devra faire le point sur ces plans de contingence devant le Conseil dans 90 jours, a recommandé le conseil de sécurité.
En clair , cette énième résolution des nations unies sur la RD.Congo souligne que les casques bleus de la Monusco seront chargés de soutenir le processus électoral, notamment pendant le déroulement des scrutins et la transition au sommet du pouvoir attendue le 12 janvier après la présidentielle de décembre 2018.
En outre, la Monusco devra fournir une assistance technique et logistique pour soutenir le processus électoral.
À cet effet, elle devra aussi former la police congolaise pour qu’elle assure la sécurité le jour du vote.
La Monusco relèvera toute atteinte aux droits de l’homme et les signalera au Conseil de sécurité.
Il est donc attesté clairement que la nouvelle résolution renforce plus la mission onunisienne dans le domaine électoral. Ceci répond sans nul doute à la préoccupation de l’opposition qui avait souhaité , dans le souci de garantir la transparence électorale, l’implication effective de la Monusco.
Le gouvernement congolais qui a toujours plaidé pour le départ de la mission onunisienne n’aurait désormais qu’à constater cette extension du mandat de la Monusco. Cette dernière qui constitue en fait aux yeux des opposants de Kabila, un moyen d’équilibre face à un système de sécurité congolais visiblement acquis totalement à la cause du régime de Kinshasa.
Il reste cependant, à savoir si la nouvelle résolution de l’ONU sera appliquée contrairement aux précédentes qui n’ont pas pu produire des résultats attendus par l’opinion nationale.
Kapinga Wetu

























































