La problématique de l’enrôlement des Congolais vivant à l’étranger prévue officiellement du 1 juillet au 28 septembre prochain commence de plus en plus à alimenter les débats dans les salons politiques, notamment de la diaspora elle-même.
Se confiant à politiquerdc.net, ce samedi 21 avril ,Jean K. Minga, un juriste Congolais basé à Bruxelles en Belgique estime que le problème de l’enrôlement de la diaspora est une épineuse question qui doit inciter à plus de prudence.
En effet, pense -t-il, au regard du comportement insouciant et irresponsable du pouvoir face à la crise multiforme que traverse le pays, il ne serait pas étonnant qu’il exploite à fond le retard des opérations y relatives , pourtant causé à dessein – pour repousser à nouveau les échéances électorales prochaines.
Jean K. Minga soupçonne donc que la question pourrait servir de ballon d’essai comme tant d’autres qui ont été déjà lancés par le pouvoir pour sonder la solidité de la désapprobation populaire concernant l’éventualité d’un report des scrutins ,dont le dernier en date, malgré le démenti cinglant de l’UDPS, souligne -t-il , est l’idée de l’offre de la primature à Félix Tshisekedi contre un nouveau glissement, sous prétexte d’application tardive de l’accord de la Saint-Sylvestre.
« Si le train ne s’oriente pas dans cette direction et que le pouvoir parvenait à respecter le calendrier de la CENI, je propose que l’idée de l’enrôlement des congolais de l’étranger soit purement abandonnée » , déclare ce juriste engagé, proche de l’opoposition qui motive sa thèse par les raisons suivantes:
1. Le temps nous est compté pour entreprendre un travail objectif;
2. Ne pas offrir à la Kabilie, un prétexte pour retarder ces élections;
3. Et surtout, ne pas donner à la CENI et au pouvoir l’occasion de gonfler les effectifs de potentiels votants, particulièrement dans la nébuleuse diaspora congolaise dispersée en Afrique, en Europe,aux USA,bref, à travers le monde. Ça sera l’occasion de transformer la RDC, comme lors des opérations de mixage au sein des FARDC, en exutoire démographique des pays voisins et des Falasha expulsés d’Israël et accueillis par le Rwanda.
Membre de la diaspora , Jean K. Minga dit être prêt à se priver lui-même de ce droit de vote pour éviter que son pays soit envahi par tous ceux qui n’ont qu’une idée en tête: la souffrance du peuple congolais!
Il envisage d’ores et déjà mobiliser les autres Congolais de la diaspora pour arriver à lever une option responsable et collective pour l’intérêt général du pays.
Kapinga Wetu

























































