Le rail urbain reprend vie dans la capitale congolaise. Quinze ans après son arrêt, le train urbain de Kinshasa a été officiellement remis en service ce mardi 30 juin par le Président Félix Tshisekedi, qui a effectué le trajet inaugural entre la Gare centrale et l’aéroport international de N’djili, en marge des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo.
Autour du chef de l’État avaient notamment pris place la Première Dame, Mme Denise Nyakeru Tshisekedi, la Première ministre Judith Suminwa, ainsi que le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, dont le ministère pilote,notamment la relance du secteur ferroviaire. Leur présence a donné un relief particulier à une cérémonie présentée par les autorités comme le symbole du retour des grands projets d’infrastructures de transport.


Selon la Présidence de la République, cette remise en circulation « s’inscrit dans le cadre du projet MetroKin, un réseau ferroviaire de 300 kilomètres soutenu par l’Africa Finance Corporation (AFC) ».
À terme, précise la même source, ce vaste programme est conçu pour « transporter plus de 520 000 passagers par jour dans sa première phase », avec l’ambition d’offrir une réponse durable aux difficultés de mobilité d’une métropole qui approche les vingt millions d’habitants.
La ligne inaugurée, longue de 25 kilomètres, doit devenir un outil de désengorgement des principaux axes routiers de Kinshasa. La Présidence souligne qu’elle permettra de relever plusieurs défis majeurs, notamment « le désengorgement du trafic routier face aux embouteillages de la capitale, l’amélioration du pouvoir d’achat par une offre tarifaire stable et accessible, ainsi que la restauration du domaine public à travers la libération des emprises ferroviaires occupées illégalement ».
Au-delà de cette première étape, Félix Tshisekedi voit déjà plus loin. D’après la Présidence, le chef de l’État souhaite étendre le trafic ferroviaire vers la partie ouest de la capitale, entre la Gare centrale et Kintambo Magasin, afin de connecter progressivement les principaux pôles urbains de Kinshasa.
L’exploitation commerciale de cette ligne pourrait débuter dans moins de trois semaines. L’objectif annoncé est clair : réduire de 20 à 30 minutes le temps de trajet entre le centre-ville et l’aéroport international de N’djili, tout en proposant une alternative fiable aux interminables embouteillages qui rythment le quotidien des Kinois.
Au-delà du symbole, cette relance constitue un test grandeur nature pour le gouvernement. Sous la conduite du ministère des Transports dirigé par Jean-Pierre Bemba, l’exécutif mise sur le retour du chemin de fer comme levier de modernisation de la mobilité urbaine. Si les promesses sont tenues, le train urbain pourrait redevenir, après une décennie et demie d’interruption, l’une des principales artères de transport d’une capitale en pleine expansion.
Rédaction






















































