La République démocratique du Congo et la République du Congo ont franchi une étape décisive dans la réalisation du pont route-rail devant relier Kinshasa et Brazzaville, à travers la signature d’un accord bilatéral sur le régime fiscal, douanier et des recettes non fiscales du projet, selon un document du ministère des transports.
La cérémonie officielle s’est tenue jeudi à Kinshasa en présence du vice-Premier ministre congolais en charge des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, représentant la Première ministre Judith Suminwa, ainsi que d’une importante délégation de Brazzaville conduite par Jean-Jacques Bouya, vice-Premier ministre chargé de l’Aménagement du territoire et des Grands Travaux.
Cet accord marque une avancée majeure dans la concrétisation de cette infrastructure stratégique voulue par les présidents Félix Tshisekedi et Denis Sassou-Nguesso.
Selon les autorités, citées par la source, le texte signé « permet notamment d’éliminer les risques de double imposition et d’harmoniser les mécanismes tarifaires applicables aux marchandises en transit ainsi qu’aux futures recettes de péage ».
Long d’environ 1600 mètres, le futur pont route-rail reliera directement Kinshasa et Brazzaville, considérées comme les deux capitales les plus proches du monde.
L’ouvrage ambitionne de fluidifier la circulation des personnes et des biens, tout en renforçant les échanges commerciaux et l’intégration sous-régionale entre les deux pays.
Estimé à plus de 800 millions de dollars américains, le projet entre désormais dans une phase opérationnelle avec la relance attendue du processus de sélection du concessionnaire et la finalisation du montage financier.
Présenté comme un projet structurant pour l’Afrique centrale, le pont route-rail sur le fleuve Congo est appelé à devenir l’un des symboles majeurs de l’intégration économique entre Kinshasa et Brazzaville.
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