Air Congo passe à la vitesse supérieure.
La jeune compagnie nationale a officiellement ouvert la vente de sa future liaison directe entre Kinshasa (N’Djili) et Bruxelles, dont le premier vol est attendu en juillet 2026. Un signal fort dans la stratégie de reconquête du ciel international par la République démocratique du Congo.
Derrière cette annonce, une ambition claire : s’imposer sur un axe historique à forte demande. Selon un communiqué consulté par politiquerdc.net, cinq vols hebdomadaires relieront les deux capitales, positionnant Air Congo face à un concurrent déjà solidement installé.
Pour garantir la fiabilité de ses opérations, la compagnie s’appuie sur un partenariat ACMI avec Ethiopian Airlines. Les rotations seront assurées en Boeing 787-8 Dreamliner, un appareil long-courrier reconnu pour ses performances et son confort.
Dans le détail, le vol ET098 décollera de Kinshasa à 22h00 pour une arrivée à Bruxelles à 07h00 le lendemain. Le vol retour, ET099, quittera la capitale belge à 10h00 pour atterrir à Kinshasa à 17h05.
Mais au-delà de l’aspect opérationnel, c’est bien une bataille commerciale qui se profile. La ligne Kinshasa–Bruxelles, aujourd’hui dominée par Brussels Airlines, représente un marché estimé à près de 140 000 passagers par an. Avec un prix moyen autour de 611 dollars pour un aller simple, Air Congo entre sur un corridor mature, où la compétitivité tarifaire et la qualité de service seront déterminantes.
Ce lancement marque une étape clé dans la construction du réseau intercontinental de la compagnie, encore en phase de consolidation.
À travers cette offensive, Air Congo affiche sa volonté de se positionner durablement sur des routes stratégiques, en phase avec la vision du président Félix Tshisekedi, portée par le vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, commente-t-on dans les milieux politiques.
Rédaction















































