La refondation de l’État en République démocratique du Congo doit prioritairement passer par la consolidation des institutions et l’amélioration de leur fonctionnement, a déclaré mardi à Kinshasa le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2026.
Dans son discours, le président de la Chambre basse du Parlement a appelé à une démarche visant à renforcer les acquis institutionnels, tout en corrigeant les dysfonctionnements constatés.
« Nous devons pouvoir renforcer ce qui fonctionne, corriger ce qui doit l’être et faire en sorte que chaque institution puisse exercer pleinement les responsabilités que lui confère la Constitution », a-t-il déclaré.
Pour Aimé Boji, cette démarche ne doit toutefois pas être assimilée à une remise en cause des institutions existantes. Elle doit plutôt conduire à une réflexion collective sur les moyens de rendre l’État plus efficace et les institutions plus performantes, tout en rapprochant davantage la démocratie des préoccupations des citoyens.
« Il ne s’agit nullement de remettre en cause les institutions en place », a-t-il insisté, estimant que la refondation de l’État doit être comprise comme « une œuvre de continuité », mais également comme « une œuvre d’amélioration de l’existant ».
Cette prise de position intervient dans le cadre de la nouvelle session parlementaire, qui s’ouvre alors que les enjeux liés au fonctionnement de l’État, à l’efficacité des institutions et à la gouvernance demeurent au cœur du débat public en RDC.
Le président de l’Assemblée nationale a ainsi plaidé pour une approche fondée sur l’amélioration des mécanismes institutionnels existants plutôt que sur leur remise en question, en mettant l’accent sur l’exercice effectif des responsabilités prévues par la Constitution.
Rédaction


























































