• août 17, 2019

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RDC : la ministre du portefeuille bloque l’exécution des ordonnances de Tshisekedi !

Les récentes ordonnances du président Tshisekedi à la base de tiraillement entre Fcc et Cash !

Rien ne semble se calmer depuis les récentes échauffourées entre les plateformes FCC au CACH.
La pomme de discorde en est les déclarations indignes et discourtoises du député Charles Nawej – membre du FCC – dans l’hémicycle contre le président Félix Tshisekedi, remettant en cause les ordonnances présidentielles portant nominations de nouveaux mandataires à la Gécamines et à la SNCC. Le député Charles Nawej avait déclaré au cours de cette plénière que le président de la République avait signé ces ordonnances en état d’inconscience. Des propos qui ont déclenché de vives protestations des militants de l’Udps, au point d’aller exprimer leur colère devant le palais du peuple, pour ce qu’ils ont qualifié « d’outrage » au chef de l’État.

En effet, les caciques du FCC reprochent le nouveau maître du Congo d’avoir nommé aux entreprises stratégiques et anguleuses certaines personnalités extérieures à la coalition FCC-CACH. Tel est le cas de Kyungu wa Kumwanza – président de l’Unafec – au poste de PCA à la SNCC.

À la Gecamines, Albert Yuma a été reconduit comme PCA, tout comme Sama Lokonde nommé Directeur Général.
Kyungu étant proche de Moïse Katumbi qui, on le sait, prône une  » opposition républicaine  » face à Félix Tshisekedi.

Cependant, le FCC estime qu’il n’est pas valablement répresenté à ces postes.
Ce n’est pas tout, car du point de vue forme, ces ordonnances soulèvent la controverse parce qu’elles ont été contresignées par Bruno Tshibala.

Étant démissionnaire, celui-ci n’était plus compétent à poser cet acte. Aurait-il été intérimaire que la question ne se poserait pas. Tout acte posé à partir de la date de sa démission et de la nomination de son successeur est réputé nul et nul d’effet car l’ordonnance nommant Sylvestre Ilunga au poste du Premier ministre anéantissait clairement toutes les dispositions antérieures et contraires à cette dernière.

À la la lecture de ces ordonnances sur les antennes de la Radio et Télévision nationale congolaise (RTNC), le porte-parole de la Présidence avait présenté rien que les copies. Elles étaient contresignées par le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamerhe. Les documents originaux – signés par le président de la République – sont gardés, et l’expédition certifiée conforme délivrée. C’est sur ces documents originaux que l’on retrouve le contreseing de Bruno Tshibala.
Et c’est la copie qu’on présente au public.
Le contreseing de Kamerhe sur ces ordonnances avait provoqué une vague d’indignation dans le camp de l’ancien président Joseph Kabila (FCC) où l’on déplore la violation de l’article 81 alinéa 6 de la constitution, stipulant:  » Les mandataires de l’État dans les entreprises et organismes publics, excepté les commissaires aux comptes. Les ordonnances du président de la République intervenues en la matière sont contresignées par le Premier ministre ».

Ainsi, au Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, ces ordonnances ne passent pas. Elles sont à la base du blocage des dernières négociations, concernant la répartition des portefeuilles ministériels du nouveau gouvernement.

Echo de la présidence?

il sied de souligner qu’étant dans un régime semi-présidentiel, le président de la République est irresponsable devant le parlement et ses ordonnances ne peuvent pas faire l’objet de débat, bien que sur plusieurs matières elles sont couvertes par le contreseing ministériel. C’est le ministre compétent sur le domaine visé qui en assume la responsabilité. Évidemment, il ne manque pas d’exceptions, et c’est le cas ici. Je trouve qu’il s’agissait d’une situation exceptionnelle parce qu’il ne pouvait pas y avoir inanition de l’Etat au motif qu’il n’y a pas un gouvernement ( cfr le principe de continuité de l’administration publique), malgré que ces ordonnances ont manifestement été ficelées dans les officines du FCC, et ont semé un grand trouble dans les esprits.
C’est étonnant de voir les caciques du régime sortant découvrir les vertus de se montrer respectueux et défenseurs des textes alors qu’hier – sous Joseph Kabila – ils foulaient allègrement au pied ceux-ci.

N’empêche, ça fait un mois que les ordonnances visées peinent à sortir leurs effets. Félix Tshisekedi affirme que le “calcul politicien” est à la base du retard observé dans la mise en application de ces dernières. Il ajoute cependant , qu’il n’y a pas d’urgence quant à l’application de ces ordonnances. Donc elles finiront par être appliquées après qu’il y ait un terrain d’entente entre les deux familles politiques.

Les crocs-en jambe entre Fcc et Cash

Dans sa récente interview, le président de la République a bien reconnu une réticence dans le chef de la ministre du portefeuille à exécuter ses ordonnances.

En effet, Gabriel Kyungu – président du conseil d’administration, Fabien Mutomb, directeur général de la SNCC et Sama Lukonde, directeur général adjoint de la Gécamines ne sont pas encore entrés en fonction après leur nomination par le chef de l’État.

Et pour cause?

Les mandataires précités n’ont pas encore été notifiés par la ministre du portefeuille, Wivine Mumba. Cette dernière aurait reçu le mot d’ordre du FCC de saboter les ordonnances en question.

Quoiqu’on en dise, ce bras de fer met en exergue l’ombre de Kabila à qui revient la dernière parole dans le processus décisionnel de ce pouvoir. Et pourtant, on aurait voulu voir le président Tshisekedi peser de tout son poids pour avoir le monopole et l’autonomie de ses décisions, dans sa philosophie du travail, au lieu de nous offrir ce spectacle désolant de tergiversations .

En laissant longtemps planer cette dichotomie, il finira par remettre davantage en cause sa légitimité sur le plan national qu’international.

Yves Nsiala, analyste politique /rédaction

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