Taxe antisociale RAM : Quand le Ministre des PT-NTIC Augustin Kibassa bat campagne contre Félix-Antoine Tshisekedi

« Le peuple d’abord! », c’est le slogan qui résume l’essentiel du projet de monsieur Félix Antoine Tshisekedi – Président de la République – pour le bien-être de la population congolaise. Pendant que certains ministres oeuvrent à soulager un tant soit peu la misère du peuple, à travers la révision à la baisse de prix des produits alimentaires et du transport aérien, le ministre de poste, Téléphone et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Augustin Kibassa Maliba, a trouvé un moyen d’anéantir les efforts de ses collègues et enfoncer davantage le pouvoir d’achat des consommateurs. En clair, il va à contre-courant de l’action des autres par l’aggravation de la misère de la population avec l’instauration de sa taxe RAM. Une taxe sans contrepartie pour ceux à qui les unités et l’argent épargné dans leur compte M-pesa sont automatiquement récupérés par les opérateurs de téléphonie cellulaire au profit du ministère piloté par Kibassa Maliba. Là où le bât blesse, c’est le fait que ce dernier ne rend compte à personne sur cette taxe qui est en fait un impôt sur l’utilisation des cartes SIM et non sur le téléphone.

En effet, selon John Aluku – Expert en Nouvelles technologies de l’information et de la Communication , « en RDC, ce sont les importateurs et les distributeurs de téléphones qui devraient payer la taxe RAM pour la certification ou l’homologation des appareils cellulaires avant leur mise à la disposition des consommateurs. Cette taxe ne devrait donc pas être imposée aux utilisateurs, comme le fait l’Autorité de Régulation de la Poste et Télécommunications du Congo (ARPTC) », a-t-il précisé.
Et d’ailleurs, une question orale avec débat a même été adressée, depuis deux mois, au ministre des PT-NTIC par le député de Juvenal Munubo, et elle n’est toujours pas alignée pour un débat en plénière à l’Assemblée nationale. C’est une situation que déplore l’auteur de cette initiative de contrôle parlementaire.

« La population continue à se plaindre. C’est vraiment une grogne sur le plan social. Je me dis que ce gouvernement de l’Union Sacrée, fruit de notre coalition au pouvoir, doit faire quelque chose. Dans le cas d’espèce, il faut que quelque chose soit faite pour que le membre du Gouvernement en charge de Poste, Telephone et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication vienne répondre, non seulement à mes questions en tant que député national, mais aussi aux questions de la population que je vais relayer, par rapport à cette fameuse taxe RAM », a déploré l’honorable Juvenal Munubo. Pour quel intérêt le Bureau de la Chambre basse du Parlement empêche que le ministre Augustin Kibassa soit soumis à son devoir de redevabilité, au regard des plaintes des consommateurs de téléphonie cellulaire?
Aussi, à cause de nombreux désagréments subis par la population suite à l’imposition du RAM, c’est le Chef de l’État qui risque d’être considéré comme le prédateur du bien-être de la population, si des mesures correctives ne sont pas prises contre cette anarque. Et surtout que son gouvernement répète à qui veut l’entendre qu’il travaille pour le bonheur de la population.
Et selon les analystes, une grogne populaire peut se déclencher à tout moment si l’on y prend garde. Et le fait d’installer la connexion Wi-Fi gratuite dans certains établissements universitaires ne règle pas le problème, d’autant plus que le gros de consommateurs de téléphonie cellulaire n’y trouvent pas leur compte, en terme de contrepartie dont devrait bénéficier toute personne assujettie à une taxe.
« Le peuple d’abord » doit donc cesser d’être un simple slogan !

JR.Mokolo

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