Sud-Ubangi : 1 ticket de Lamuka contre 5 prétendants du FCC et alliés pour le poste de gouverneur de province

On n’a pas encore définitivement tourné la page des élections du 30 décembre dernier que l’on parle déjà des élections des gouverneurs de province.

Au sud-Ubangi, six candidatures au poste du chef de l’exécutif provincial et leurs adjoints ont été enregistrées par le bureau de réception et de traitement des candidatures du secrétariat exécutif provincial de la CENI, de cette entité administrative.

Au nombre des prétendants, on cite régulièrement le nom de Jean-Marie Gape Monoko – membre de la coalition Lamuka – comme probable vainqueur. Qui est cet homme qui donne les sueurs froides à ses concurrents?

Ancien député national et administrateur du territoire de Kungu, Jean-Marie Gape Monoko est l’une des figures de proue provinciales du Mouvement social (MS) de Pierre Lumbi Okongo. Son colistier, Théodore Mangaya est secrétaire national adjoint chargé des relations extérieures du MLC, parti cher à Jean-Pierre Bemba Gombo.

Dans la ligne de départ à cette course électorale, il y a cinq autres candidats d’obédience FCC, Front Commun pour le Congo dont 1 de l’udps, mais qui se sont comme le candidat soutenu par Lamuka , représentés en indépendant. À titre illustratif, on peut citer:
– Taila Nage, le gouverneur sortant,
Jean-Claude Mabenze, soutenu particulièrement par le chargé des stratégies de la plateforme électorale de l’ancien président et actuel ministre du commerce extérieur du gouvernement sortant – Jean-Lucien Bussa;
– Jean-Robert Koloba.

Il ne faut pas perdre de vue qu’au Sud-Ubangi, comme se passe encore dans beaucoup d’autres provinces, les considérations tribales prennent le dessus sur d’autres aspects.

Or, dans cette province, deux associations tribales dominent: “Ngambe” et “Assongri”. Si la première est exclusivement constituée des Ngbaka, la seconde rassemble d’autres tribus locales. Le mot d’ordre du parti a trop peu d’impact par rapport à l’allégeance tribale sur le choix du gouverneur.

Jusqu’à ce jour, c’est la communauté Assongri qui est majoritairement représentée à l’Assemblée provinciale, avec 17 élus contre 11 de la communauté Ngambe.

Il est donc permis de dire, d’après les témoignages sur place, avec ces chiffres à l’appui et sauf énorme surprise – improbable du reste – que le prochain gouverneur du Sud-Ubangi sera issu de la communauté Assongri.

Mais c’est l’issue de l’élection du prochain président de l’Assemblée provinciale qui sera déterminante pour le choix du Gouverneur du Sud-Ubangi.

Rédaction 

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