Après presque un mois d’absence au pays, notamment pour raison de santé en France, le premier ministre congolais a regagné Kinshasa ce dimanche soir.
Bruno Tshibala Nzenze a été accueilli à l’aéroport international de N’djili par une délégation gouvernementale composée essentiellement par les membres de l’opposition au pouvoir dont en leur tête José Makila Sumanda, vice-premier ministre aux transports et voies de communication.
Toujours avec ses lunettes traditionnelles aux yeux, le chef du gouvernement apparemment en bonne santé et prêt à reprendre ses fonctions assumées momentanément par José Makila, a aussitôt descendu du régulier d’air France, reçu un briefing de la situation du pays par la bouche de son intérimaire au salon d’honneur de l’aéroport de N’dili.
Selon l’entourage du premier ministre, outre la bonne nouvelle de sa santé physique, Bruno Tshibala aurait réussi à arracher une bonne enveloppe de 300 millions d’euros auprès des partenaires de la RDC. Mais attention, il s’agit encore d’une promesse. Car, les modalités pratiques pour l’obtention de cette enveloppe devront encore faire l’objet des discutions d’ici au 15 avril prochain.
Bruno Tshibala rentre au pays dans un contexte politique particulier et surtout en sa défaveur
En effet, même si de manière générale, le gouvernement sous la conduite de José Makila, a su tenir le coup face à certaines situations, il n’en demeure pas moins que le désordre caractérisé par la bagarre entre deux membres de cabinet du premier ministre soit le début de sa débâcle politique à la tête du gouvernement de « cohésion » nationale.
Depuis, la famille politique de Bruno Tshibala,(rassemblement des forces politiques Kasavubu) n’a cessé de réclamer publiquement sa démission de la primature.
LeCNSA, conseil national de suivi de l’accord s’est dernièrement prononcé pour le maintien de la dénomination UDPS/Tshisekedi au détriment de l’aile Tshibala. Des organisations de la société civile se sont prononcées pour le remplacement de Bruno Tshibala.
L’homme ne semble plus inspirer confiance non pas seulement à son propre camp du rassop kasavubu, mais aussi et surtout de celui de la majorité présidentielle. Et, son accueil saboté ou ignoré ce dimanche 1 avril par les ministres issus de la MP, illustre bien cette situation.
Bruno Tshibala n’a que désormais à faire le choix , soit soigner le plus vite possible ses relations avec son autorité morale du rassop, Joseph Olenga Nkoy, soit revenir pourquoi pas vers la dixième rue limete chez Félix Tshisekedi,le nouveau vrai président de l’UDPS pour le permettre de prolonger son séjour au niveau de la primature et se rétablir politiquement .
Constant Mohelo

























































