L’avortement criminel est devenu un fléau dans les institutions hospitalieres.Plus de 70% d’avortements enregistrés , sont d’origine criminelle. Ils sont accompagnés les plus souvent d’une forte mortalité maternelle dûe aux complications post-abortum.
C’est en tout cas, la problématique à la base de la question orale avec debat debattue au cours de la séance plénière ce vendredi 20 avril à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, sous la conduite de Caspa Kituasisa, président de cet organe délibérant de la capitale Congolaise.
À travers cette question orale avec debat,le député Felicien Sangu voulait obtenir les explications du ministre provincial de la santé publique, Dominique Weloli, notamment sur les précautions prises au niveau du gouvernement provincial de Kinshasa pour remédier à cette situation qui devient de plus en plus inquiétante et dramatique ,mais aussi de donner les causes qui sont à la base de cette situation dans son secteur d’activité.
Dans son intervention, Dominique Weloli Kanda Nzale, ministre provincial de la santé de Kinshasa, a reconnu que l’avortement consititue réellement un sérieux problème de santé publique.
La pratique de l’avortement provoqué est en nette croissance en RDC en général et Kinshasa en particulier. Et, cette pratique est illégale dans plusieurs pays en développement. D’où le recours fréquent à l’avortement clandestin où à risque , c’est-à-dire , un avortement fait dans des conditions d’hygiène et de sécurité insuffisantes, a dit le ministre provincial de la santé de Kinshasa.
Pour Dominique Weloli qui a peint un tableau sombre de cette situation, les causes de l’avortement dans la plupart des cas, sont de deux sources, à savoir, les causes médicales et les causes sociologiques.
Parmi les causes médicales , on peut citer ,l’interruption thérapeutique de la grossesse où l’interruption médicale de la grossesse.
Ce genre d’avortement est motivé par des raisons médicales, c’est-à-dire que la poursuite normale de la grossesse est dangereuse pour la mère.
S’agissant des causes sociologiques, on peut souligner le cas de l’interruption volontaire de la grossesse (IVG).
Il s’agit ici d’un avortement déclenché pour des raisons non médicales à la suite d’une décision personnelle ou familiale et ce, dans un cadre légal ou juridique. Cependant, souligne,Dominique Weloli, lorsque cette interruption est pratiquée en dehors des conditions fixées par la loi,on parle d’un avortement criminel.
Outre cela, certains avortemens peuvent être causés à la suite, notamment de l’environnement social.
Le ministre provincial s’est dit non concerné de la question des avortements clandestins où criminels ,car la catégorie de ces délits relève des juridictions pénales de la RDC.
Pour lui, sous la conduite du Gouverneur André Kimbuta,son ministère a mis à la disposition des structures sanitaires des matériels et équipements pour améliorer les conditions de travail des prestataires,et organise d’ailleurs, l’approvisionnement des maternités en médicaments essentiels.
Mais au-delà des explications du ministre provincial, les différents intervenants du jour, ont relevé également comme problème , la prolifération des centres de santé qui échappent au contrôle de la ville, et des pharmacies détenues par des amateurs du domaine.
le ministre reviendra dans 48h afin de répondre aux préoccupations supplémentaires relevées par les députés provinciaux.
Mais en attendant, l’auteur de la question s’est dit non convaincu des premiers éléments présentés par le patron de la santé publique de Kinshasa.
Rabecca Kalombo

























































