Pour de comportements d’indiscipline et de manque de respect à l’endroit de l’autorité établie, le ministre de l’enseignement primaire et secondaire , Gaston Musemena vient de subir une mise en garde de la part du premier ministre de la République Démocratique du Congo.
A travers une correspondance datée du 7 mai 2018 et publiée ce mardi 8 mai dans les réseaux sociaux, le chef du gouvernement note que le ministre de l’EPSP aurait affiché publiquement à la presse, une opposition contre sa décision relative à l’arbitrage concernant le conflit de compétences qui opposait le ministère de l’EPSP à celui de la FPMA, formation professionnelle, métier et artisanat depuis le 2 janvier 2018.
Par cette décision prealablement acceptée semble-t-il au cours dudit arbitrage par les ministres d’Etat, ministre des fonctions publiques, le ministre de la FPMA, et celui de l’EPSP, peut-on lire dans cette missive, le premier ministre avait donc à l’issue d’une réunion avec les trois ministres sus-évoqués attribué l’enseignement technique y compris tous les services y rattachés au ministère de la FPMA,
4 mois après, Bruno Tshibala ne comprend pas comment sa décision qui serait conforme aux lois de la République, à la lettre et à l’esprit de la lettre du système éducatif initiée et voulue par le président de la République, soit bafouée par Gaston Musemena.
« Vous avez incité , en sous-main, les fonctionnaires de votre ministère pour s’opposer publiquement à la décision du chef du gouvernement. Profitant de mon séjour en Europe, vous avez également donné de fausses informations aux ministres membres de la commission socioculturelle du gouvernement sur l’arbitrage du conflit précité dans le but de discréditer le chef du gouvernement. Il y a 48 heures, vous avez fait des déclarations publiques dans la presse pour exprimer votre opposition à la décision du premier ministre, chef du gouvernement et affirmer que les écoles techniques et professionnelles sont sous votre autorité », fait remarquer Bruno Tshibala Nzenze, soulignant par ailleurs que les agissements du ministre PPRD violent le code de l’agent public de l’état, deshonorent le Gouvernement d’union nationale et sont donc condamnables.
« Je note qu’il y a ici des actes d’indiscipline caractérisée et de manque de respect à l’égard de l’autorité
intolerables qui méritent d’être sanctionnés », lit-on dans cette correspondance de deux pages.
Et de poursuivre, » c’est pourquoi, devant la gravité de votre comportement irresponsable,et conformément aux dispositions de l’article 37 de l’ordonnance présidentielle portant organisation et fonctionnement du gouvernement, modalités de collaboration entre le président de la République et le gouvernement ainsi qu’entre les membres du gouvernement,je vous inflige la sanction de mise en garde ».
Bruno Tshibala prévient d’envisager des sanctions plus sévères contre le ministre Gaston Musemena en cas de récidive de sa part.
Loin d’être une simple correspondance administrative, la lettre de Bruno Tshibala à l’endroit de son ministre Gaston Musemena semble refléter une image d’un dysfonctionnement au sein du gouvernement de la République.
Judith Inanga

























































