« (…)notre pays n’est pas géré ;il est livré aux méchants ,aux personnes assoiffées de pouvoir et d’argent, sans vision ni valeurs », a déclaré Martin Fayulu Madidi , qui vient par ailleurs, de décréter l’année 2020 comme « l’année de la libération ».
Le coordonnateur de la dynamique pour la vérité des urnes s’est donc adressé ce mardi 30 décembre 2019 à la population congolaise.

Celui qui se considère toujours comme le « président élu » et « légitime » de la RDC , est revenu, notamment  sur la problématique de la gratuité de l’enseignement primaire, promesse phare de Félix-Antoine Tshisekedi dont il conteste la légitimité au sommet de l’État.

Pour lui, le message concernant la gratuité de l’enseignement est un crime contre l’avenir du Congo.

« Certes, conformément à la constitution, nous voulons que nos enfants et petits-enfants aillent à l’école sans rien payer, mais nous voulons aussi un enseignement de qualité avec des enseignants motivés,en nombre suffisant et des infrastructures adéquates. Plus de 100 élèves dans des salles de classe insupportables avec des enseignants démotivés , certains non mécanisés et non payés , c’est cela le résultat de la démagogie propagandiste pendant qu’ailleurs on cherche à former correctement les enfants pour qu’ils relèvent les défis de demain », a-t-il fait savoir.

Martin Fayulu relève un deuxième mensonge au sujet du budget de l’État comme un deuxième crime contre l’avenir du Congo.

« l’État congolais avec toutes les ressources naturelles dont regorge le pays est incapable de générer 10 milliards de dollars de ressources à cause de la corruption et du pillage organisé », a -t-il renchéri.

L’un des leaders de Lamuka, Martin Fayulu qui a vivement dénoncé le cancer de la corruption et du pillage des deniers publics , des maux qui tuent l’économie congolaise, exige que lumière soit faite au sujet, notamment du projet Bukangalonzo(ndlr : projet agroalimentaire financé par le gouvernement Matata Mpoyo et qui a fermé quelques mois après son inauguration par le président honoraire Joseph Kabila) qui semble d’après ses dires, la plus grande escroquerie d’État depuis la Zaïrianisation, l’affaire 15 millions de dollars de décote sur la créance des sociétés pétrolières sur le trésor public ou encore la sombre affaire des 200 millions de dollars, issus d’un prêt contracté auprès d’un individu sous sanctions américains (ndlr : Albert Yuma , PCA de la Gécamines).

Fayulu qui dénonce aussi les massacres et tueries en répétition à Beni, réaffirme sa détermination à poursuivre avec le combat politique en vue de la libération du Congo. Voilà pourquoi, il insiste sur sa proposition de sortie de crise qui devrait déboucher avec l’organisation des élections anticipées, gage de la paix et de la démocratie en RDC.

Jean Médard LIWOSO