Le vrai rapport Mapping réalisé par les experts de l’ONU ne cite nullement les noms des présumés auteurs de crimes décriés

Depuis l’annonce de l’interpellation de Roger Lumbala – le président national du RCD/KM – par le parquet national antiterroriste de Paris, en date du 29 Décembre dernier, plusieurs spéculations alimentent les débats dans les réseaux sociaux.

À la base, un rapport non autrement identifié relayé par un média et largement répandu dans les réseaux sociaux.
Dans ce document, son auteur établie une longue liste nominative des leaders politiques, rebelles, étatiques, militaires et autres comme des présumés auteurs des différents crimes reportoriés par les experts de l’ONU.
D’après un chercheur congolais bien documenté sur le rapport Mapping, le document qui circule dans les réseaux sociaux avec des différents noms n’est pas authentique. Il n’émane donc pas des experts de l’ONU, étant donné que nulle part le rapport Mapping n’a cité les noms des présumés auteurs des crimes décriés pendant la période allant de mars 1993 à juin 2003. D’après une autre source qui a aussi recquis l’anonymat, « ce vrai faux rapport  » relayé dans les réseaux sociaux aurait été monté par le parti de M. Ngbanda, APARECO, visiblement spécialisé dans « la manipulation » de l’opinion publique pour des fins politiciennes.

Il sied de noter que le vrai rapport Mapping , disponible également sur Google,581 pages, est reparti en quatre périodes.

La première période , qui s’étend du mois de Mars 1093 au mois de juin 1996 évoque de violations commises au cours des dernières années de pouvoir de feu Président Mobutu Sese Seko, des présumées violations marquées par la mise en échec du processus de démocratisation et les conséquences dévastatrices du génocide rwandais, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu.
La deuxième période, part de juillet 1996 à juillet 1998: traite des violations perpétrées pendant la première guerre et les premiers 14 mois du régime du président Laurent – Désiré Kabila.
La troisième période dresse l’inventaire ( 49 pages) des présumées violations commises entre le déclenchement de la deuxième guerre du pays, en août 1998 et la mort du président Kabila, en janvier 2001.

Et la quatrième et dernière période présente les violations perpétrées dans un contexte de respect progressif du cessez-le-feu le long de la ligne de front et d’accélération des négociations de paix en vue du lancement de la transition, le 30 juin 2003.

Il faut souligner comme spécifié par les experts enquêteurs, le rapport Mapping n’a jamais été en mesure par exemple de confirmer les allégations selon lesquelles les éléments dépêchés dans le cadre de l’opération « effacer le tableau » se seraient livrés, après les combats, à des actes de cannibalisme.

Aujourd’hui, comme le souhaitent d’ailleurs le Dr Dénis Mukwege et certaines organisations de droits de l’homme, la bataille est d’obtenir de l’ONU la mise en place d’un tribunal pénal international pour le Congo afin de juger tous les présumés auteurs et complices pour les massacres perpétrés en RDC.

Le projet Mapping avait débuté officiellement le 17 juillet 2008 avec l’arrivée du directeur du projet à Kinshasa. Ensuite, c’était l’arrivée des 33 experts des Nations-Unies, d’octobre 2008 à mai 2009.

Avec un financement de 3 millions de dollars disponibilités par le Haut commissariat au droit de l’homme de l’ONU, le projet Mapping avait donc trois objectifs principaux à savoir :

  1. Dresser l’inventaire des violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises sur le territoire de la RDC entre une période de 10 ans , soit de mars 1993 et juin 2003;
  2. Évaluer les capacités existantes du système national de justice pour traiter de façon appropriée de telles violations de droits de l’homme susceptibles de n’avoir pas été considérées ;
  3. Élaborer , compte tenu des efforts continus des autorités de la RDC et du soutien de la communauté internationale , une série d’options destinées à aider le gouvernement de la RDC à identifier les mécanismes appropriés de justice transitionnelle permettant de traiter les suites de ces « violations » en matière de vérité, de justice, de réparations et de réformes.

Jean Médard LIWOSO

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