Les députés provinciaux FCC de Tanganyika vent debout contre la déchéance de Zoé Kabila

Les événements viennent de donner raison à ceux qui soutenaient que les jours de Zoé Kabila à la tête de la Province du Tanganyika étaient comptés. Et justement, c’est au cours de la derniere séance pleiniere de l’Assemblée provinciale de Tanganyika qu’ a été adoptée la motion de censure contre le gouvernement de Zoé Kabila Mwanza Mbala. Une motion votée par 13 députés sur les 15 qui étaient présents à la plénière. Ce vote a été marqué par une forte controverse dans l’opinion ainsi que la classe politique congolaise. C’est dans ce registre que s’inscrit la prise de 13 députés provinciaux pro-FCC qui expliquent d’abord pourquoi Ils avaient boycotté ladite plénière.

« Notre non-participation à la plénières est due à la violation des lois de la République et de notre Règlement intérieur légalement avalisé par la Cour constitutionnelle. Le bureau actuel de notre Assemblée provinciale a été installé dans l’irrégularité et la violation des textes légaux…
C’est dans cette cacophonie infernale dont le Président de la République, Chef de l’État, son excellence, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait qualifié de tohu bohu que s’est déroulée aujourd’hui une mascarade de vote de la motion contre le gouvernement provincial », dénonce un groupe de députés pro Zoé Kabila.
Aussi, ce groupe d’élus de Tanganyika est vent debout contre la déchéance de Zoé Kabila.

« Par conséquent, nous, les 12 députés, sur 25 que compte l’Assemblée provinciale de Tanganyika, contestons avec véhémence la déchéance du gouvernement provincial faite de manière cavalière et illégale. Nous demandons en conséquence au Président de la République – Chef de l’État et garant du bon fonctionnement des institutions – et à la Cour Constitutionnelle, de rejeter cette motion qui viole les lois de la République et les principes de la démocratie », poursuit-on.

Enfin, dans cette même déclaration, les députés frondeurs disent « prendre à témoin la population Tanganyikaise, la communauté nationale et internationale pour toutes ces violations intentionnelles des textes légaux », succeptibles, selon eux, de « compromettre la paix » dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

Jean Romance Mokolo Mololo

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