RDC : Suspension des activités de l’Eglise Kimbaguiste à Mbandaka!

Face à ce qui ressemble à l’entrave à l’une des libertés fondamentales, en l’occurence la liberté de culte – indigne plus d’une personne dont Me Edmond Mbokolo Elima – activiste de droit de l’homme Charge le Maire de la ville – au point de le sortir de son silence.

De son point de vue, c’est inacceptable et condamnable d’apprendre la situation de l’église mieux identifiée ci-haut. Elle ne doit pas passer inaperçue car, le droit au culte, est un droit fondamental, un droit humain auquel le pouvoir public ne peut oser retirer à quelqu’un.

En effet, depuis le 30 mai dernier, Monsieur le Maire adjoint et intérimaire de la ville de Mbandaka avait pris la décision verbale ordonnant illégalement – sous les barbes du Ministre Provincial de l’intérieur et sécurité – la suspension des activités religieuses dans le temple de gloire de cette église dans cette ville (représentation provinciale), les extensions y comprises; suite à un conflit que seule la justice soit la mieux indiquée à trancher après avoir entendu les parties en cause.

Malheureusement et contre toute attente, jusqu’à ce jour, cette suspension verbale n’a toujours pas été levée pour des motifs inavouées. C’est énervant quand on sait qu’un Maire n’a pas le droit de priver – sans motif valable – aux citoyens, adeptes d’une église de surcroît, leur droit au culte. Il s’agit là de la violation flagrante des droits garantis aux particuliers et le Maire s’expose à des poursuites pénales conformément au code pénal livre 2.

On peut admettre qu’une mesure administrative de suspension soit entreprise uniquement dans le but de rétablir l’ordre public troublé par un groupe d’individus, mais cela ne peut aller au-delà de plus de 10 jours…

Par ailleurs, le Maire doit noter juridiquement qu’en tant qu’une ASBL, les conflits résultant entre les dirigeants ne peuvent être tranchés que par le Tribunal de Grande Instance (cfr la jurisprudence de la Cour constitutionnelle dans l’affaire de Mr Albert Yuma, FEC).

C’est dans cette expectative que nous prions au Maire intérimaire de Mbandaka de lever urgemment sa décision inique, car dépourvue de toute base légale. C’est à la fois de l’arbitraire et de l’excès de pouvoir.

Daniel Kpako

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