La lutte contre la déforestation et le changement climatique s’intensifie dans la province de l’Équateur. Le gouverneur Bobo Boloko Bolumbu a officiellement lancé, ce vendredi 11 septembre 2026 à Mbandaka, les travaux de la dixième édition de la réunion du Comité de pilotage du Programme intégré REDD+ pour le développement résilient basé sur des moyens d’existence durables (PIREDD-Équateur).
Pendant ces assises, les différentes parties prenantes évaluent les avancées enregistrées depuis le lancement du programme en 2019, mais se projettent également vers l’avenir afin de consolider les acquis en matière de protection des forêts, de développement local et d’amélioration des conditions de vie des communautés.
La forêt au cœur des priorités
Pour le ministre provincial de l’Environnement et Développement durable, cette rencontre traduit la maturité et la résilience du partenariat engagé pour la protection du patrimoine forestier de l’Équateur.
Le projet entend notamment promouvoir l’utilisation durable des terres au bénéfice direct des communautés locales et des peuples autochtones pygmées. Une orientation qui s’inscrit, selon les autorités, dans la dynamique nationale de lutte contre la déforestation et le changement climatique.
« Le combat contre la déforestation et le changement climatique reste une urgence nationale », a souligné Chrispin Mola, représentant du ministère provincial de l’Environnement et Développement durable.
Il rappelle que l’Équateur, avec son exceptionnelle biodiversité et l’étendue de ses zones humides, occupe une place stratégique dans la vision de la République démocratique du Congo en tant que « pays solution » face aux défis climatiques.
La FAO réaffirme son engagement
Prenant la parole, le représentant de la FAO en République démocratique du Congo, Bazou Judicaël, a d’abord salué l’hospitalité du gouverneur de l’Équateur et l’attention particulière accordée aux questions environnementales par les autorités provinciales.
Il a également insisté sur la particularité du PIREDD-Équateur, lancé en 2019 pour contribuer à la mise en œuvre de la stratégie nationale REDD+.
Le programme s’appuie sur des investissements destinés à préserver les ressources forestières, soutenir le développement local et améliorer durablement les moyens de subsistance des communautés.
Ses interventions couvrent notamment l’aménagement du territoire, la gouvernance, l’agriculture et la foresterie, autant de secteurs considérés comme essentiels à la construction d’un développement durable dans la province.
La Norvège mise sur la consolidation des acquis
Du côté de la Norvège, l’optimisme est également de mise. Deckas Ganza, chargé du programme climat et forêt et représentant de l’ambassade de Norvège en RDC, estime que les assises de Mbandaka doivent permettre d’aller au-delà du simple bilan des activités déjà réalisées.
L’objectif, explique-t-il, est surtout de réfléchir aux prochaines étapes et de préserver les acquis du projet au profit des communautés locales, notamment à travers le développement d’activités agricoles durables.
Pour Bobo Boloko, l’Équateur est la « capitale écologique » de la RDC
Très marqué par l’impact du PIREDD-Équateur et par son rôle dans la lutte contre le changement climatique, le gouverneur Bobo Boloko Bolumbu a rappelé la singularité de sa province.
Si la RDC est aujourd’hui présentée comme un « pays solution » dans la lutte contre le dérèglement climatique, l’Équateur, de par son immense couverture forestière et sa biodiversité, peut légitimement se considérer comme une « capitale écologique » du pays, a-t-il fait valoir.
Des bénéficiaires témoignent
La cérémonie de lancement a également été marquée par les témoignages de plusieurs bénéficiaires du projet. En présence des administrateurs des territoires et de différentes composantes de la population locale, ceux-ci ont mis en avant les retombées concrètes du PIREDD sur leurs conditions de vie.
Certains ont notamment évoqué les activités génératrices de revenus et les réalisations économiques qui contribuent désormais à renforcer les revenus de leurs familles.
À Mbandaka, la dixième réunion du Comité de pilotage du PIREDD apparaît ainsi comme un nouveau rendez-vous stratégique : faire le bilan, consolider les acquis et surtout préparer une nouvelle étape pour concilier protection des forêts et développement des communautés de l’Équateur.
Elambo Lofete Fiston


























































