C’est conformément aux dispositions des articles 77 et 119 de la constitution ainsi que 17 du règlement intérieur du congrès , que le président de la République Démocratique du Congo s’est adressé ce lundi 14 décembre 2020 devant la nation à travers le parlement réuni en congrès.
Pendant environ 40 minutes, en présence des 398 députés nationaux et 87 sénateurs, dans une salle remplie d’invités de marque et partisans, le chef de l’Etat congolais est revenu sur les différents problèmes et blocages rencontrés dans l’exécution de sa vision , suite aux caprices de la coalition FCC-CACH. En conséquence, pour éviter les zones d’ombre et une certaine confusion dans l’opinion publique, le président de la République a cru bon de revenir en des termes plus clairs pour annoncer la fin de la coalition FCC-CACH.
Ainsi, avant de rappeler tout ce qu’il a fait en trois temps, pour sortir le pays de cette situation de blocage en vue de faire avancer les choses.
Il s’agit tout d’abord de son appel, lancé le 23 octobre 2020, à tous ses compatriotes – toutes tendances confondues – de se rassembler dans une UNION SACRÉE de la NATION, autour de Principes, de Valeurs et d’Actions dédiés en faveur de la population ;
Ensuite, se fondant sur les prérogatives que lui confère l’article 69 de la Constitution, il a engagé de larges consultations des forces vives de la nation à travers des leaders les plus représentatifs de la Société Civile et de la classe Politique, afin de recueillir leurs avis et éventuelles recommandations sur les solutions de sortie de crise ;
Enfin, par son message à la Nation du 6 décembre dernier, il avait rendu public les décisions qu’il avait prises, enrichies par les apports de différents groupes et personnalités consultés.
En outre, Félix Antoine Tshisekedi a rappelé le fait d’avoir noté une forte convergence entre la très grande majorité des parties consultées et lui-même sur la nécessité de :
- Rompre avec une coalition FCC – CACH devenue paralysante pour l’action du Gouvernement ;
- Nommer un Informateur aux fins d’identifier une coalition, conformément à l’alinéa 2 de l’article 78 de la constitution ;
- Procéder à la formation d’un Gouvernement d’Union Sacrée de la Nation qui travaillera en harmonie avec le Chef de l’Etat ;
- Mettre en œuvre les réformes issues des consultations dont la plupart sont les mêmes que celles voulues par le Président de la République et contenues dans le Programme du Gouvernement.
C’était aussi une occasion pour lui de rendre un hommage vibrant et mérité à tous les Députés et Sénateurs de toute tendance politique, « qui avez participé activement à ces consultations où vous vous êtes appropriés des résultats et décisions qui en ont découlé, en vous inscrivant dans la dynamique de travailler avant toute chose dans l’intérêt du Peuple dont vous êtes les représentants ».
De quoi rappeler également le rôle combien important des parlementaires dans la perspective de la refondation de la nation.
« Comme Je n’ai cessé de vous le rappeler, vous avez un rôle immense à jouer pour aider à corriger les excès du passé, à implémenter un nouveau mode de gouvernance et à veiller à ce que nous ayons un Congo pacifié, plus efficace, plus démocratique et surtout plus solidaire », a déclaré Félix Antoine Tshisekedi.
Il convient de signaler qu’ouvert par le président du sénat, Alexis Thambwe Mwamba – assisté par les trois membres du bureau d’âge de l’Assemblée nationale – ce congrès est donc le deuxième du quinquennat de Félix Antoine Tshisekedi.
Rédaction


















































