La mise en œuvre par l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPTC) de la taxe RAM a engendré une controverse au sein de la population et suscité également une vague de réactions dans les réseaux sociaux, poussant les utilisateurs à la révolte.
Face à cette situation, le député national Auguy Kalonji Kalonji, vient de saisir le premier ministre. Dans sa correspondance de ce mercredi 23 Décembre 2020, cet élu de la Tshangu demande la suppression de cette taxe en cette période où la population fait face à plusieurs contraintes liées à la pandémie de Coronavirus.
Pour cet élu du FCC, il n’est pas possible de continuer à charger les congolais en lieu et place d’améliorer les services de télécommunications.
« (…) Par ailleurs, je pense que le stigmate de la crise sanitaire de COVID-19 est toujours présent chez les consommateurs finaux des services de télécommunications. Leurs pouvoirs d’achat a considérablement baissé, ce qui réduit aussi leurs capacités à supporter des nouvelles charges publiques. Le contexte actuel marqué par la crise sanitaire ne se prête pas à cette taxe, il va falloir peut – être concilier l’impératif d’optimisation de la sécurité, de la qualite des services des réseaux mobiles et la protection des utilisateurs contre les effets toxiques des appareils contrefaits avec la nécessité de favoriser à tous les citoyens l’utilisation des téléphones portables à un prix abordables », lit-on dans cette missive.
En outre, le député national Auguy Kalonji Kalonji a rappelé au premier ministre ses obligations liées au service universel. les pouvoirs publics ont donc l’obligation « à faire bénéficier à la population des services de communication électronique à un prix abordable, quelle que soit sa localisation géographique sur le territoire national. Le service universel est ainsi perçu comme un filet de sécurité destiné à garantir qu’au moins un ensemble de services minimaux est mis à la disposition de tous les utlisateurs finaux et à des tarifs abordables pour les consommateurs, faute de quoi il existe un risque d’exclusion sociale empêchant les
citoyens de participer pleinement à la vie sociale et économique », a-t-il martelé.
Rappelons qu’au-delà de la très contestée taxe de Registre des Appareils Mobiles, les consommateurs de télécommunications congolais se plaignent du coût élevé de ces services. Ils s’interrogent s’ils devraient payer la taxe RAM alors que l’Office Congolais de Contrôle a pour entre autres missions de vérifier la qualité et la conformité de ce qui est produit et qui entre en République Démocratique du Congo.
Alain St. Bwembia



















































