Le gouvernement congolais veut accélérer la mise en œuvre du Corridor 6, un vaste projet d’infrastructures destiné à désenclaver le Grand Équateur et à renforcer les échanges entre la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Cameroun et, à terme, l’ensemble du corridor Douala-Kampala.
Réuni le 4 août au siège de la délégation de l’Union européenne à Kinshasa, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza , entouré notamment des représentants de l’Union européenne, de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de l’Agence française de développement (AFD), a appelé à accélérer les procédures afin de lancer rapidement les études détaillées et les travaux.
Le projet, dont le financement dépasse les 500 millions de dollars, prévoit la modernisation de l’axe Zongo-Boyabu-Gemena-Akula-Lisala, avec la construction de routes, de ponts, de pistes rurales et d’infrastructures portuaires. Il s’inscrit dans la stratégie du « Couloir vert », destinée à relier l’ouest et l’est du pays par un réseau multimodal de transport.
Pour les autorités congolaises comme pour leurs partenaires, les retombées attendues sont multiples : désenclavement du Sud-Ubangi, évacuation de la production agricole vers les principaux marchés nationaux, renforcement du commerce transfrontalier avec la République centrafricaine et le Cameroun, ainsi qu’un effet de levier sur les programmes de développement agricole déjà engagés dans la région.
Les études préliminaires ont été validées et les études détaillées doivent débuter prochainement, selon le ministère des infrastructures.


Le démarrage des travaux est envisagé pour la fin de l’année 2027, sous réserve de la finalisation des requêtes de financement auprès des différents bailleurs.
Déterminé à réduire les délais, John Banza Lunda a insisté sur la nécessité d’accélérer les procédures administratives afin de concrétiser ce qui pourrait constituer l’un des plus importants investissements européens jamais réalisés en RDC.Cette version adopte un style proche de Jeune Afrique : un titre informatif et percutant, une entrée en matière synthétique, une hiérarchisation des informations et un ton analytique, tout en supprimant les répétitions et les détails techniques secondaires.
Rédaction






















































