Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, vendredi, la libération de quinze personnes dans le cadre du processus de Doha, présenté comme une étape supplémentaire dans la mise en œuvre des engagements pris entre les parties au conflit dans l’Est du pays.
Dans un communiqué rendu public par le ministère de la Communication et des Médias, le Gouvernement congolais affirme avoir procédé à cette libération en application du Mécanisme de libération des prisonniers, signé le 14 septembre 2025 dans le cadre du processus de Doha.
« Le Gouvernement de la République démocratique du Congo informe l’opinion nationale et internationale qu’il a procédé à la libération de quinze (15) personnes, en exécution des engagements souscrits dans le cadre du Mécanisme de libération des prisonniers », indique le communiqué.
Une opération facilitée par le CICR
L’opération s’est déroulée le 6 août, avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), intervenu en qualité d’intermédiaire neutre.
Selon le Gouvernement, les quinze personnes ont été transférées depuis Beni vers l’AFC-M23, en passant par le territoire ougandais. Kinshasa précise que cette opération a été réalisée avec le consentement des personnes concernées et dans le respect des exigences liées à leur sécurité, à leur dignité ainsi qu’aux mesures sanitaires.
Cette libération constitue ainsi l’une des traductions concrètes des engagements pris dans le cadre du processus de Doha, alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour tenter de parvenir à une désescalade durable dans l’Est de la RDC.
Kinshasa maintient le cap malgré les tensions
Tout en annonçant cette nouvelle mesure, le Gouvernement congolais réaffirme sa volonté de poursuivre le processus de paix.
Il assure ainsi vouloir continuer à mettre en œuvre « de bonne foi » les engagements pris dans le cadre du processus de Doha.
Mais cette volonté affichée de poursuivre le dialogue s’accompagne d’une dénonciation ferme de la situation sécuritaire sur le terrain. Le Gouvernement condamne notamment ce qu’il qualifie de violations répétées du cessez-le-feu ainsi que les « actions hostiles » qu’il attribue au Rwanda et à l’AFC-M23.
Pour les autorités congolaises, ces actes constituent un sérieux obstacle aux efforts engagés pour faire progresser le processus de paix.
Entre gestes de confiance et défi sécuritaire
La libération de ces quinze personnes intervient donc dans un contexte où Kinshasa cherche à respecter ses engagements diplomatiques tout en dénonçant la poursuite des violences dans l’Est du pays.
À travers cette opération, le Gouvernement entend montrer que le processus de Doha peut encore produire des mesures concrètes, malgré les tensions persistantes.
Reste désormais à savoir si ces gestes contribueront à instaurer un climat de confiance suffisant entre les différentes parties pour permettre au processus de paix de franchir une nouvelle étape.
Rédaction






















































