24 heures après les rumeurs – avérées – de la chute vendredi soir de la ville de Bukavu, la capitale provinciale du Sud-Kivu, l’opinion publique a appris samedi soir, qu’à la suite de l’entretien téléphonique avec son homologue congolais, le Président Emmanuel Macron a exigé aux troupes criminelles du M23 de se retirer sans délai de la ville de Bukavu. Peu avant cet appel du Président français, des images montrant la reprise de la ville par l’armée congolaise, après le « retrait » des terroristes, ont circulé à travers les réseaux sociaux.
Mieux vaut tard que jamais, dit-on, car depuis les trois décennies que Paul Kagame – le belliqueux Président rwandais – mène sans discontinuité la guerre contre la République démocratique du Congo, sous des motifs fallacieux, via ses laquais changeant constamment d’appellations successives (AFDL, CNDP, M23), la communauté internationale a manqué d’audace, sauf en 2013. Il a fallu à l’occasion que les États-Unis lèvent le ton contre le dictateur rwandais pour que le M23 soit défait.
Depuis la reprise des armes par le même groupe terroriste en 2021, en dépit des rapports accablants contre le Rwanda, l’organisation planétaire – entendez, l’organisation des nations unies – se limite diplomatiquement à des discours evanescents, inaptes à décourager même une mouche.
Dans cette vacuité enfumante de justice et de soutien à la RDC, il convient de reconnaître l’exception de la position française exigeant ce jour aux troupes rwandaises, sous le label de M23, de se retirer de la ville de Bukavu. Toute la question est de savoir pourquoi a-t-il exclu la Ville de Goma récemment occupée et les autres cités sous contrôle de ces terroristes de cette requête. Peut-on aujourd’hui penser que la ville de Goma et les autres agglomérations occupées par le M23 et les troupes rwandaises sont, du point de vue du Président français, une autre paire de manche? En clair, la ville de Goma et les cités de saké, Rutshuru Minova et l’aéroport de kavumu sortent- ils désormais de la carte géographique de la RDC ?
Dossier à suivre !
Jean K. Minga



















































