C’est depuis plus d’un mois que le parquet secondaire de Budjala, situé dans la province du Sud-Ubangi (ouest de la République démocratique du Congo) n’est plus opérationnel; conséquence de la destruction de ses locaux (photo en illustration). Cette situation a paralysé le fonctionnement de la justice locale, dans un contexte lourdement marqué par de vives tensions entre la population et les forces de l’ordre.
L’inquiétude grandit après deux événements tragiques ayant profondément bouleversé l’opinion publique.
D’abord, la découverte du corps inanimé d’un jeune étudiant dans un conteneur situé à l’intérieur du parquet secondaire. Ensuite, la mort d’un manifestant, « abattu par un militaire » lors d’une mobilisation populaire, selon les sources locales. Ces drames ont exacerbé la méfiance entre la population et les autorités, plongeant ainsi Budjala dans une atmosphère de colère et d’incertitude.
Joint au téléphone par politiquerdc.net, le ministre provincial de l’Intérieur, Gaby Mbombo, estime que « la population doit savoir que le pouvoir judiciaire est indépendant et que la réouverture du parquet dépend désormais du procureur de la République, qui doit prendre les dispositions nécessaires pour assurer la reprise des activités judiciaires dans le territoire de Budjala ».
En attendant, l’absence de cette juridiction clé complique la gestion des affaires judiciaires et prive les habitants de Budjala d’un accès normal à la justice. C’est une situation qui alimente davantage des frustrations et des interrogations sur l’avenir de la justice locale.
Honoré Eyenga/ correspondant Politiquerdc.net



















































