Qu’ils soient médiatiques ou politiques, les débats ont enflammé les réseaux sociaux et divers salons politiques, au lendemain de la publication, de manière séparée, d’un communiqué conjoint signé entre la délégation du gouvernement de la République démocratique du Congo et celle du groupe terroriste M23/AFC, sanctionnant leurs premiers échanges à Doha,au Qatar.
A l’origine, l’extrait d’une vidéo à travers lequel le Président de la République, Félix Tshisekedi soulignait la « ligne rouge » à ne pas franchir par Kinshasa, à savoir : ne jamais ouvrir les négociations « directes » avec le groupe terroriste, qualifié de patins de Kagame, le Président du Rwanda, dont le rapport des experts des Nations-unies, ont documenté et confirmé le soutien avéré du M23/AFC.
Le plus étrange, du point de vue des détracteurs de Tshisekedi, est que ces derniers font semblant d’ignorer lee fait que dans la même vidéo, le garant de la Nation a dû donner les raisons fondamentales en soulignant « cette ligne rouge ».
Félix Tshisekedi ne s’est pas contredit
Contrairement à la polémique entretenue au d’une certaine opposition, le Chef de l’État congolais n’a pas transigé avec sa position initiale. Son vœu d’entamer directement les négociations avec son homologue rwandais s’est concrétisé par la rencontre de Doha. Sous la médiation de l’Émir du Qatar, Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont ouvert les négociations à Doha. Ainsi, l’acte posé est la suite logique des contacts initiés par les deux hommes d’État, à savoir Félix Tshisekedi et Paul Kagame, représenté par les délégués issus des rangs du M23/AFC et du gouvernement congolais.
Cette rencontre est un processus qui inaugure le dialogue entre les protagonistes en vue de restaurer la paix totale dans la partie orientale de la RDC.
Vers l’application de la résolution 2773?
Tout en réaffirmant la souveraineté et l’intangibilité du territoire de la RDC, la résolution 2723 du conseil de sécurité des nations-unies, votée presque à l’unanimité par les membres du conseil de sécurité de l’ONU prévoit dans son le retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais et les négociations directes entre Kinshasa et le groupe terroriste M23/ AFC.
Ce processus devrait déboucher par la cessation des hostilités et le rétablissement de la sécurité et de la souveraineté du pays, la réconciliation entre congolais, ainsi que le mixage des groupes rebelles congolais au sein de l’armée nationale; la paix étant le socle du développement de tout pays.
À tout considérer, la position de Kinshasa devrait être soutenue par le peuple car, une chose est vraie : la diplomatie « agissante » menée par le gouvernement congolais semble tracer désormais le chemin d’espoir à la pacification effective des provinces du Nord et Sud-Kivu. Dès lors, il convient de retenir que Félix Tshisekedi ne s’est pas contredit; sa prise de position est en passe de faire son bonhomme de chemin, et les congolais ont droit d’espérer, au-delà d’un simple cessez-le-feu, à une solution définitive de paix dans la région.
Rédaction



















































