Comme à l’accoutumée , la sortie médiatique de Jean-Pierre Bemba, président national du Mouvement de Libération du Congo (MLC) sur certaines questions politiques, entraine chez ses adversaires des commentaires dans tous les sens. Son dernier passage sur Top Congo où il a abordé naturellement les questions liées à son secteur en tant que ministre des transports, mais également celles en rapport avec la politique, continue d’animer les débats, notamment dans les médias traditionnels (télé, radio, presse écrite) et les réseaux sociaux.
Étrangement, les points relatifs à son secteur suscitent peu de controverses que d’autres. C’est le cas du versement mensuel d’une somme estimée à plus de 66 millions USD que le régime de Kabila opérait durant les 18 ans de pouvoir au bénéfice du Rwanda de Paul Kagame. Au total le montant s’élève, d’après le VPM Bemba, à environ 15 milliards USD que l’État congolais aurait ainsi payé sous forme de l’effort de guerre à l’État rwandais.
Cette déclaration a été confirmée par plusieurs sources, notamment par l’ancien vice- ministre de l’énergie sous le régime Kabila, Willy Mishiki. Témoin vivant et actuellement député national, l’intéressé donne plus de détails qui ne permettent aucun doute.
En effet, dans une interview mardi, en réaction aux propos du VPM des transports, cet élu de la province du Nord-Kivu, plus précisément de la circonscription de Walikale, précise que cette grosse somme d’argent sortait du ministère de l’énergie, et c’est donc « un secret de polichinelle » , une « réalité » connue de tous, notamment de tous les anciens ministres successifs au portefeuille de l’énergie en République démocratique du Congo.
« Je vous dis que chaque fois, il payait 66 millions de dollars au Rwanda. J’étais ministre de l’énergie. On payait 66 millions de dollars, couvrant notre contribution commune à l’entreprise Sinelac … », a déclaré l’ex ministre Willy Mishiki.
Abordant la question de la nationalité du président honoraire de la RDC, M. Mishiki précise avoir connu ce dernier comme « rwandais » à l’époque de l’invasion du Zaïre de Mobutu par l’AFDL, avec Laurent Désiré Kabila comme chevalier.
« Son travail était de pouvoir livrer le carburant. Il était lui comme le représentant de l’armée rwandaise et un autre congolais décédé malheureusement, pour gérer le carburant à la logistique (…). Et moi, je sais que Kabila était un rwandais, parce qu’il était tout le temps avec James Kabarebe. En langage simple, le monsieur était juste un « Kadafi ».
Pour l’élu de Walikale, seul l’examen de l’ADN de Joseph Kabila pourrait permettre aux congolais de découvrir sa vraie identité et établir clairement sa filiation, avec les moyens techniques actuels.
D’aucuns se rappellent que ce n’est pas la première fois que le doute sur la filiation de Joseph Kabila à Laurent Désiré Kabila est évoquée. Partant, sa nationalité congolaise est maintes fois remise en question. Feu Honoré Ngbanda en a suffisamment parlé, sans parler de l’ancien ministre de la défense et ancien gouverneur du Katanga,Ngoy Mukena qui est passé aux aveux en affirmant « avoir fabriqué l’identité katangaise à Kabila ».
Au cœur d’une suspicion douteuse à propos de sa naissance sur le territoire américain, Barack Obama avait mis fin à la polémique en produisant un certificat de sa naissance à Hawaï.
Joseph Kabila ne devrait-il pas emboîter les pas , s’il ne se reproche de rien, de se soumettre au test ADN?
Rédaction



















































