Au nombre des fléaux qui minent le territoire de Budjala, situé dans la province du Sud-Ubangi, et paralysent les pouvoirs publics locaux, se pose avec acuité la question des ravins. Ces derniers menacent aussi bien les habitations que la route.
Ainsi, face à ce fléau, l’administrateur de territoire assistant chargé de l’économie, des finances et du développement de Budjala, M. Israël Mbaye, a officiellement initié ce jeudi 31 juillet des travaux communautaires, dits salongo spécial, pour lutter contre une tête d’érosion menaçante apparue à seulement dix mètres du pont métallique de Saw 1, dans le chef-lieu du territoire.


Cette initiative, menée sans le moindre appui logistique ou financier de l’État, a été rendue possible grâce à la mobilisation des ressources humaines de Budjala. La population a favorablement et massivement répondu à l’appel lancé par l’autorité territoriale. M. Mbaye exhorte d’ailleurs toute la population à continuer d’apporter sa contribution matérielle et financière.
« Pelles, houes, machettes, brouettes, sacs vides ou même de l’argent : tout est utile pour sauver Budjala », a-t-il déclaré sur le terrain des travaux.
Selon les informations recueillies, la tête d’érosion menace non seulement le pont métallique stratégique de Saw 1, mais aussi l’un des principaux axes de communication du territoire.
Malgré les alertes répétées, ni le gouvernement provincial ni l’exécutif national n’ont daigné intervenir jusqu’à présent, alimentant un sentiment d’abandon parmi les habitants.
»Budjala est en train de s’enfoncer lentement dans l’enclavement, et ceux qui ont la responsabilité d’agir regardent ailleurs », s’indigne un notable local.
Il convient de rappeler que plusieurs têtes d’érosion ont déjà été signalées dans différentes parties du territoire de Budjala. À ce rythme, sans réaction urgente des pouvoirs publics contre la menace, les conséquences sur les infrastructures et la mobilité risquent d’être irréversibles.
Honoré Eyenga















































