Le mois de mars, consacré à la promotion des droits des femmes à travers le monde , est habituellement un moment de réflexion et de mobilisation en faveur de l’égalité et de la dignité féminine.
Pourtant, c’est dans ce contexte symbolique qu’un drame est venu rappeler avec une brutalité saisissante la persistance des violences meurtrières dont les femmes sont victimes.
À Bruxelles, une jeune femme d’origine congolaise, Gloria, âgée de 23 ans, a été tuée par son ancien compagnon dans ce qui s’apparente à un féminicide.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la jeune femme dormait à son domicile lorsque son ex-petit ami s’y serait introduit avant de lui tirer à bout portant. Plusieurs coups de feu auraient été tirés à la tête de la victime, mettant tragiquement fin à sa vie.
Le suspect a été rapidement interpellé par les autorités belges. Pour expliquer son geste, il aurait évoqué des troubles psychologiques, une version que la famille de la victime rejette catégoriquement.
Pour les proches de Gloria, l’auteur présumé était pleinement conscient de ses actes et son geste ne saurait être réduit à une simple fragilité mentale.
Au-delà de l’émotion suscitée par ce drame, la mort de Gloria relance une question fondamentale : combien de femmes devront encore perdre la vie avant que la société ne prenne pleinement la mesure du phénomène des féminicides ?
Chaque année, à travers le monde, de nombreuses femmes sont tuées par leurs partenaires ou anciens partenaires. Ces crimes, souvent liés à la jalousie, à la domination ou à l’incapacité d’accepter la fin d’une relation, ne peuvent être considérés comme de simples faits divers. Ils traduisent une violence profondément enracinée dans certaines dynamiques sociales.
La tragédie de Gloria rappelle ainsi que la lutte pour les droits des femmes ne peut se limiter aux déclarations de principe ou aux commémorations symboliques.
Elle exige un engagement constant pour prévenir et combattre toutes les formes de violences, qu’elles soient physiques, psychologiques ou économiques.
En ce mois de mars dédié aux droits des femmes, l’assassinat de cette jeune Congolaise jette une ombre tragique sur les efforts menés à travers le monde pour garantir leur sécurité. Il appelle à une prise de conscience collective et à des actions plus fermes de la part des autorités, des institutions et de la société.
Car au-delà des frontières, chaque féminicide constitue un échec pour l’humanité tout entière. La mémoire de Gloria doit ainsi devenir un symbole : celui d’une mobilisation renouvelée pour que plus aucune femme ne perde la vie simplement parce qu’elle a voulu être libre.
Jean K. Minga



















































