Le ministre provincial de l’Éducation de la province du Sud-Ubangi (nord-ouest RDC), Félix Mondesie, est au centre d’une vive controverse après l’inscription, à l’ouverture solennelle de la session ordinaire de mars 2026 de l’Assemblée provinciale, du point relatif à l’examen de sa mise en accusation pour de présumés détournements de fonds affectés à l’organisation des examens d’État.
Cette initiative parlementaire intervient dans un climat de fortes spéculations autour de la gestion des frais liés aux épreuves certificatives, une affaire qui suscite déjà de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique provinciale.
Contacté par politiquerdc.net, le ministre provincial de l’Éducation, M. Mondesie, a catégoriquement rejeté toute implication dans cette affaire, affirmant ne disposer d’aucune responsabilité dans la gestion des fonds incriminés.
« Il est important de préciser et d’éclairer l’opinion : la gestion des fonds liés aux épreuves certificatives ne relève ni de près ni de loin de la compétence du ministre.
Les différents frais recouvrés sont logés dans le compte bancaire de l’Inspection principale provinciale. L’inspecteur principal provincial en est l’ordonnateur principal », a-t-il déclaré.
Ce membre de l’exécutif du Sud-Ubangi soutient qu’il ignore jusqu’au numéro du compte bancaire où sont versés ces fonds, insistant sur le fait qu’il n’intervient dans le processus que comme les autres acteurs du secteur éducatif.
« Cette histoire ne concerne ni de près ni de loin le ministre. Je ne gère pas ces fonds », a-t-il martelé.
Se disant serein face aux accusations portées contre lui, le ministre affirme n’avoir jamais été auditionné ni contrôlé par une instance compétente avant la médiatisation de l’affaire.
« J’ai un mental et un moral sereins parce que je ne me reproche rien. Je n’ai jamais été entendu, je n’ai jamais été contrôlé. J’ai été surpris de lire cela sur les réseaux sociaux comme tout le monde », a-t-il ajouté.
Pour lui, ces accusations relèvent d’une campagne de déstabilisation orchestrée pour nuire aux réformes engagées dans son secteur.
« Il s’agit certainement de mensonges cousus de fil blanc, peut-être dans le souci de discréditer le travail que nous faisons. Nous avons fait de la lutte contre les antivaleurs notre cheval de bataille », a-t-il dénoncé.
Alors que l’Assemblée provinciale s’apprête à examiner ce dossier sensible, plusieurs observateurs estiment qu’une procédure rigoureuse et fondée sur des preuves tangibles sera nécessaire afin d’éviter que cette affaire ne se transforme en règlement de comptes politiques.
L’évolution de ce dossier est suivie de près par la population, qui attend désormais que la lumière soit faite sur cette affaire afin d’établir les responsabilités réelles dans la gestion des fonds publics destinés au secteur éducatif.
Correspondance de Honoré Eyenga















































