Le Mouvement de libération du Congo (MLC), parti membre de l’union sacrée de la nation, a fermement condamné, mercredi 27 mai, les propos jugés « méprisants et discriminatoires » attribués au député provincial de l’Équateur, Clovis Elongama, élu sur la liste de son regroupement APA/MLC.
Dans un communiqué signé par son secrétaire général faisant fonction, Fidèle Babala, le parti de Jean-Pierre Bemba dit avoir été « scandalisé » par des déclarations visant certaines communautés établies dans la province de l’Équateur. Le MLC estime que ces propos portent atteinte aux valeurs de cohésion nationale et de vivre-ensemble prônées par la RDC.
« Le MLC se désolidarise de l’auteur et condamne avec la dernière énergie un tel discours indigne et indécent véhiculé par un individu porteur d’un mandat public », indique le communiqué.
Le parti affirme également son attachement à l’unité nationale dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible, marqué par l’occupation d’une partie du territoire national par des forces étrangères. À ce sujet, il exprime sa solidarité envers « toutes les Congolaises et tous les Congolais » choqués par ces déclarations qu’il qualifie d’« incendiaires ».
Le MLC assure par ailleurs que des mesures disciplinaires sont déjà en cours au sein du regroupement politique APA/MLC afin de sanctionner ce qu’il considère comme un « dérapage » grave. Le parti insiste sur le fait que de tels comportements « ne sauraient rester impunis dans un État de droit ».
En outre, la formation politique de l’actuel vice-Premier ministre chargé des transports appelle les autorités compétentes à se saisir du dossier afin d’éviter la répétition de discours stigmatisants dans les différentes provinces du pays.
Cette prise de position intervient alors que les questions liées à la cohésion nationale et à la lutte contre les discours de haine demeurent particulièrement sensibles dans le pays, dans un contexte de tensions sécuritaires et politiques persistantes.
Le député Elongama avait , en sa qualité de président de l’assemblée provinciale de l’équateur, tenus des propos incendiaires contre de ses collègues députés élus dans la même province, les accusant de ne pas appartenir à la communauté « mongo » dont il est issu.
Dans une motion à l’assemblée nationale, le député national Ngondakoy avait appelé son institution à voter une recommandation tendant à demander au ministre de la.juste de donner injections au procureur général de la République, afin d’ouvrir une enquête urgente à l’encontre du député Clovis Elongama.
Rédaction



















































