Félix Tshisekedi entame son premier jour de visite officielle en Belgique ce mardi 17 septembre.
D’après les sources diplomatiques belges, le président congolais sera reçu successivement – sauf changement de programme – par Charles Michel – le premier ministre sortant – et le Roi Philippe, avant de rencontrer les patrons de la Fédération des entreprises belges.
Bien que frileuse à reconnaître la victoire douteuse de Tshisekedi, la Belgique a fini par se résoudre au réalisme politique. Les États n’ont pas d’amis, ce sont les intérêts qui dictent leurs comportements, dit-on.

Pays aux énormes potentialités, la République Démocratique Congo est – telle une jeune et belle fille – courtisée et sollicitée par plusieurs prétendants dont la Chine et la Russie. La Belgique ne pouvait continuer à sourciller  sur l’opacité ayant entouré la victoire de Tshisekedi, la mauvaise gouvernance et la violation des principes démocratiques au risque de se faire distancer par les concurrents moins regardants en la matière.

Entre la Belgique et la RDC, les relations ont emprunté un parcours tortueux et exigeant comme celui du fleuve Congo. Il faut une pagaie diplomatique moins ferme pour nager entre les difficultés constituées de chicanes, de pierres et de chutes – pour réussir la traversée.
Tel n’a malheureusement pas été le cas des relations entre l’ancienne puissance et son ex-colonie. De domination à l’émancipation, les rapport entre la Belgique et la RDC ont connu des moments de rapprochement intense comme ceux de répulsion réciproque, à l’instar des montagnes russes.

Tout récemment, la coopération entre les deux pays avait atteint le degré zéro et chaque partenaire avait rappelé son ambassadeur en consultation. La visite de Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo en Belgique est destinée à relancer les relations diplomatiques – au point mort – entre les deux pays.

Dans la courte histoire de la RDC – il est désespérant de le dire, mais c’est une évidence – sans le blanc-seing de la Belgique, la durée de vie d’un dirigeant congolais au pouvoir est éphémère.

Félix Tshisekedi serait-il venu en quête de cette bénédiction du reste monnayable? La signature d’un certain nombre de protocoles dans 4 domaines au moins déterminera la suite des événements !

J.K.M