L’humanité a célébré le dimanche 8 mars 2020,la journée internationale des droits de la femme. Outre cette célébration, le mois de mars est généralement consacré aux activités de la promotion des droits et de découverte des femmes dans leurs diversités.
C’est dans ce cadre que Politiquerdc.net – votre média en ligne – s’est résolu d’accorder des rubriques spécifiques permettant de les faire découvrir et découvrir les analyses des femmes sur ce qu’elles pensent de la journée des droits de la femme.
Pour ce mardi 9 mars 2020, nous avons sélectionné pour vous Madame Félicitée Vunduawe Dongo.
En effet, mère de deux enfants, Félicitée Vunduawe la Emina est mariée à M. Dongo Yemo Mobutu, fils de feu le Maréchal Mobutu.
Licenciée en économie monétaire internationale de l’Université Protestante au Congo et détentrice d’un Master en Administration des Affaires de l’Université Technologique de Beijing, Félicitée Vunduawe La Emina Dongo est actuellement, employée à la Rawbank, une des puissantes banques d’affaires privées en RDC.
Et dans son analyse parvenue à notre rédaction, Félicitée Vunduawe Dongo fait le constat lamentable dans le domaine de la promotion des droits de la femme, mais ne désespère pas,car estime – t- elle, le combat continue.
Pour elle, « les femmes restent butées à de multiples formes de discriminations et d’inégalités dans le monde de l’entreprise, dans l’univers familial ou dans la sphère politique. Elles sont les premières cibles de la violence physique ou sexuelle ». D’où ses pieuses pensées et prières à l’endroit des mamans, femmes et jeunes filles victimes de la barbarie inhumaine de ce siècle; Meurtries de violences sexuelles et utilisées comme arme de guerre à l’Est de mon pays.
Tout en évoquant la méconnaissance par beaucoup de femmes de la portée significative de la journée des droits de la femme en RDC, Félicitée Vunduawe déplore le fait que les organisations de lutte pour les droits de la femme en RDC ont réduit la commémoration de la journée à des jouissances et de ports de pagnes.
Comme le dit le thème de cette année « je suis de la génération égalité, levez-vous pour le droit des femmes « , l’économiste Félicitée Vunduawe se reconnaît de cette génération, cependant, déclare-t-elle : « Nous avons l’impression que chaque année les thèmes sont juste des slogans creux et vides qui n’ont pas des retombées positives dans le quotidien des femmes. Nous continuons à subir les injustices dans les milieux professionnels, continuons à être battues à morts dans nos foyers, continuons à être violées. Le cas des femmes de l’Est de mon pays est éloquent. Aujourd’hui, nous enregistrons de plus en plus de cas des viols des petites filles; ce qui est inacceptable », relève – t-elle avant d’en appeler à l’État de faire son travail.
« L’État doit s’insurger contre les violences sexuelles et il est difficile de comprendre que les hommes – en ce XXIe siècle – trouvent plaisir à violer les enfants dans les milieux même dits des intellectuels. Il faut comprendre que les lois et règlementations votées ainsi que les sanctions prévues contre les contrevenants n’ont d’effets que dans l’imagination du législateur », rappelle – elle.
Et pour finir, Félicitée Vunduawe Dongo plaide pour un travail de fond car, mentionne -t-elle, « c’est un travail de longue haleine, qui suppose l’éducation de tous, en particulier à l’école, au collège et au lycée, la mobilisation insistante des organisations dites de lutte des droits des femmes, la mise en conformité des entreprises qui ne respectent pas les lois. Le gouvernement a affiché sa volonté d’avancer dans toutes ces directions mais le constat a cependant démontré la vacuité des déclarations des autorités nationales et/ou provinciales. Pour faire avancer la cause des femmes, tous les leviers sont nécessaires : éducation, incitation, négociation et législation encore et encore ! »
Rédaction.



















































