Alors que l’audience de mainlevée de la détention du député Mike Mukebayi était programmée pour ce vendredi 20 mars 2020, au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), celle-ci pourrait être nouveau repoussée à une date ultérieure.
Et pour cause, le premier président de la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe , Deo Lushule, visiblement téléguidé par des forces obscures contre la libération de Mike Mukebayi a surpris plus d’un détenu par la signature ce jeudi 18 mars – dans une totale discrétion – d’une ordonnance de renvoi de toutes les audiences prévues au CPRK sous prétexte de coronavirus.
D’apres les sources judiciaires de la cour d’appel de Kinshasa-Gombe, Jusqu’à ce soir, ladite ordonnance était encore dissimulée pour frapper par surprise la publication demain 20 mars, dans la matinée.
Informé de ce qui ressemble à une manœuvre dilatoire dans cette affaire, le collectif des avocats du député Mukebayi envisage déjà – si cet acte devait se confirmer – une action contre le premier président Déo Lushule si.
Cette fois-là, l’action sera entreprise devant la Cour de cassation pour obstruction à la justice et détention illégale du député de l’opposition.
« Ce ne sont pas les arguments qui manquent. Est-ce de sa compétence de constater isolement le cas de force majeure d’ampleur nationale là où le président de la République n’a annoncé aucune mesure sur le gel ou la suspension des activités juficiaires?
Et les audiences au siège? Si elles devaient se tenir, c’est dire que l’affaire Mukebayi aurait pu être délocalisée en raison du caractère d’immediateté dans l’exécution des actets de la Cour constitutionnelle et de la célérité requise en matière pénale », estime un expert judiciaire.
« Nous attendions que Deo Lushule tombe dans le piège. Là, nous l’avons avec cette ordonnance. Sa haine a fini par le ruiner », a commenté un cadre de Lamuka au plus haut niveau de son leadership.
Rappelons que c’est depuis le 7 février 2020 que la cour constitutionnelle a rendu l’arrêt déclarant inconstitutionnelles toutes les décisions prises par le président de l’Assemblée provinciale.Et cet arrêt a été signifié à la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe six jours plus tard, soit le 13 février dernier. Et malgré tout, Mike Mukebayi continue encore de croupir dans sa cellule du CPRK, au grand mépris de ses droits les plus légitimes.
Rédaction



















































