Au moment où l’attention de la communauté nationale est focalisée sur la dangereuse épidémie et ses dévastatrices conséquences dans la population, certains actes risquent de briser la nécessaire unité nationale requise en pareilles circonstances.
Et pendant que ce virus endeuille déjà chez-nous, il se trouvent des gens qui veulent encore recourir à des méthodes peu démocratiques et dénoncées il y a quelques années – pour leur redonner vie alors qu’on les croyait révolues en RDC.
La perquisition du domicile du journaliste Yves Boya – directeur de publication de C-news – ce samedi matin, illustre parfaitement cet état des choses.
En effet, pour des raisons ignorées jusque-là par le confrère, les éléments de la police judiciaire ont fait irruption ce 21samedi matin à la résidence de ce professionnel des médias très actif dans les dénonciations des antivaleurs au pays. A son absence, ils ont perquisitionné et vandalisé toute la maison en présence de son épouse.
Contacté par politiquerdc.net , Yves Buya – actuellement à l’abri pour ne pas dire en clandestinité – s’est dit surpris et choqué d’être la cible de ces méthodes abandonnées ailleurs.
« Mon épouse était -elle aussi – surprise ce matin de voir 7 éléments de la police judiciaire, sans aucun document, lui dire qu’ils étaient à ma cherche. Apprenant que j’étais déjà sorti de la résidence, ils
ont commencé à fouiller ma maison. Ils ont semé le climat de terreur dans ma famille avant d’aller fouiller dans les parcelles voisines », a-t-il révélé à votre média en ligne.
Yves Buya dit avoir alerté toutes les organisations de défense de la liberté de la presse, les autorités policières et l’ensemble de la corporation médiatique contre ce qui mérite d’être qualifié de dérive totalitaire au moment où les nouvelles autorités du pays prônent l’état de droit.
Yves Buya est parmi les professionnels des médias qui se battent pour l’instauration de cet état de droit, gage de la démocratie au pays.
Depuis quelques mois, tous les journalistes qui critiquent le dérapage du pouvoir en place font l’objet des menaces et intimidations soit de la part des forces de sécurité, soit des sympathisants du pouvoir, si ce n’est de la part des autorités elles- mêmes.
Un autre cas qui mérite d’être amplement rappelé est celui du journaliste Mukebayi, fondateur de C-NEWS.
Élu député provincial, Mike Mukebayi est présentement détenu au centre pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa.
Et ce, en dépit de l’arrêt rendu depuis plus d’un mois par la cour constitutionnelle en sa faveur.
Jean Médard LIWOSO



















































