Face à la pandémie covid-19, le Président de la République annonçait le jeudi dernier une série des mesures de protection et de restriction pour limiter la propagation de ce virus.
Il est encore tôt pour procéder à l’évaluation de ces décisions quant à leur efficacité, mais c’est une recette qui a fait ses preuves dans d’autres pays.
Au nombre de ces mesures, on peut rappeler le lavage fréquent des mains, la distanciation sociale, l’interdiction de rassemblement de plus de 20 personnes, etc.
Il se trouve que, 48 heures après – le Samedi 21 mars précisément – le jeune gouverneur du Nord-Ubangi s’est permis de drainer des foules de la population – des rassemblements de plusieurs dizaines de personnes – notamment à la place de l’unité et dans d’autres points chauds de la ville de Gbadolite. Avec son large bord , une canne à la main, Izato Nzege a circulé très librement et communié avec ses administrés comme si de rien n’était. Comme l’indique la vidéo ci-dessus en illustration, on aperçoit bien les gens se touchant les uns contre les autres.
Pour ce gouverneur dont les reproches pleuvent à propos de son absence permanente au poste, vivant toujours entre Kinshasa et l’étranger, la préoccupation de santé publique passe au second plan par rapport à sa carrière politique. Au lieu de répercuter ces décisions par les médias (radios et journaux) auprès de sa population, il s’est engagé à contresens des mesures préconisées par la hiérarchie.
Plusieurs intellectuels de la contrée craignent l’importation et la propagation rapide du Coronavirus à Gbadolite quand on sait que l’hôpital général de Gbadolite ne dispose même pas d’un comprimé d’aspirine.
Il faut ajouter à cette carence médicamenteuse, la mégestion observée en rapport avec l’argent destiné aux sinistrés des dernières inondations.
En somme, comme dans d’autres agglomérations du pays, le pire est à craindre si la pandémie du Covid-19 devait se progager dans la ville de Gbadolite, mieux dans la province du Nord-Ubangi. Cette province où l’épidémie de la rougeole fait des victimes depuis deux semaines dans les territoires de Bosolola et Businga.
Et d’ailleurs, un sérieux soupçon plane sur la probable existence de deux cas de Coronavirus à Bondo. Il s’agit d’un couple revenu d’Italie par Kampala en passant par Kisangani. Les échantillons prélevés sont en route pour le l’Institut National de Recherche Biologique à Kinshasa pour des éventuels tests en laboratoire.
Le gouverneur Izato revenait lui – même de l’étranger, à peine quelques semaines du Canada, l’un des pays touché par la pandémie.
Alain St. Bwembia



















































