Environnement : « Il est plus que jamais temps pour l’Afrique de reconsidérer sa relation avec la nature » (Dr Jean-Jacques Mbungani)

Les questions liées à l’environnement, d’écologie et de biodiversité ont été au menu du deuxième sommet « One Planet Summit » convoqué ce lundi 11 janvier 2021 à Paris, par le président Français Emmanuel Macron et qui s’est déroulé par visioconférence, suite à la pandémie de Covid-19.

Les participants à ce sommet ont parlé, notamment de la « biodiversité » pour sensibiliser l’humanité sur l’importance de l’équilibre de l’écosystème afin de préserver une meilleure qualité de la vie pour tous.

En effet, la biodiversité regroupe à la fois les différentes espèces et formes de vie (animales, végétales, entomologique et autre) et leur variabilité c’est-à-dire leur dynamique d’évolution dans leurs écosystèmes.

La protection de la biodiversité est devenue un défi mondial, car le capital naturel de la planète est gravement menacé par toute une série de fléaux.

l’Afrique avec ces nombreux mammifères, plantes endémiques , forêts tropicales, savanes, prairies, mangroves, déserts, zones humides, n’est nullement épargnée.

En Afrique, la biodiversité constitue le moteur du développement socio-économique des populations.

En réalité, la plupart des économies africaines surtout rurales dépendent des ressources naturelles telles que les terres agricoles, les forêts, les rivières , fleuves etc.

Cet écosystème que l’on retrouve en Afrique fournit de multiples services nécessaires pour répondre aux besoins vitaux de l’Homme.

Mais, le quotidien, nous indique que malgré toutes ces potentialités, la biodiversité en Afrique tarde à être le vrai moteur du développement du fait de divers facteurs, notamment la croissance démographique, les pratiques agricoles extensives, l’urbanisation rapide, le développement inapproprié de certaines infrastructures, le trafic illicite, la pollution, l’insalubrité, etc.

Si rien n’ est fait, la dégradation des écosystèmes entraînera, le déclin de la faune sauvage et de la pêche dans le prochain demi-siècle.

L’histoire nous renseigne que, les conflits armés dans certaines régions d’Afrique ont causé des dommages importants à sa biodiversité , comme cela a été le cas dans plusieurs pays dont la Côte d’Ivoire, la RDC, l’Angola qui ont connu des pertes énormes d’animaux sauvages dans les parcs nationaux et dans les réserves naturelles.

La dégradation de cette biodiversité est également la conséquence d’autres problèmes liés a l’environnement tels que la pollution, l’accumulation des déchets toxiques, des plastiques et des métaux lourds pouvant affecter la santé.

Aux différentes causes sus-évoquées , il y a aussi le changement climatique. Élément dévastateur newlook de la biodiversité.

Le changement climatique est l’une des principales menaces qui pèsent sur la biodiversité au Monde et particulièrement en Afrique.

Ce changement climatique ou réchauffement planétaire a un impact important sur la faune et la flore.

Le réchauffement climatique est le phénomène de hausse de la température moyenne observée dans les océans, au niveau de l’atmosphère et à la surface de la Terre.

On sait pertinemment bien que le CO2 ( gaz carbonique) est responsable de 63% du réchauffement climatique sur la terre.

Cette hausse d’émissions de CO2  est due principalement à :

  • la combustion des énergies fossiles non renouvelables (charbon, pétrole et gaz) ;
  • la déforestation car, lorsqu’ils sont abattus, les arbres libèrent du dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Très intéressé de la problématique débattue lors de ce sommet, Dr Jean-Jacques Mbungani, médecin congolais basé en Belgique, conseille aux pays africains d’emboîter les pas au plaidoyer défendu par le président congolais , Félix Antoine Tshisekedi pour protéger leur capital naturel, sensibiliser davantage leurs populations et leurs communauté, renforcer et intensifier leurs efforts et faire preuve d’ingéniosité et de créativité afin d’inverser les prévisions théoriques sur la prise en charge de la biodiversité en Afrique.

« Ils devront créer des zones de protection, en conservant des forêts vierges dans leurs états naturels », pense-t-il.

Pour ce faire, renchérit-il, « les pays africains doivent veiller à ce que la biodiversité devienne une priorité absolue dans leurs plans de développement et programmes de gouvernance ».

Dans son intervention visio-conférence sur la biodiversité, le président congolais avait rappelé les engagements importants  pris par la RDC, en faveur de la préservation des forêts tropicales.
Il s’agit des engagements au plan juridique, politique et social comprenant la promulgation d’un code forestier prometteur, la création de l’Agence congolaise de la transition Écologique et du Développement Durable en faveur de la transition écologique afin de préserver et restaurer les écosystèmes terrestres.

Aussi, avait-il réitéré l’engagement de l’adhésion de la RDC à l’Alliance pour la préservation des forêts tropicales lancée à New York en septembre 2019, car la protection de la biodiversité exige que nous repensions la façon dont nous considérons la nature.

Il est nécessaire que les gouvernements africains et leurs partenaires au développement incluent la biodiversité dans leurs plans de développement et leurs programmes de coopération.

Ainsi, la communauté internationale devrait également favoriser l’accès aux financements appropriés et spécifiques des pays éligibles afin de les aider efficacement à la protection et au développement durable de la biodiversité.

Pour sa part, l’Afrique devra faire de la protection de son capital naturel et notamment de sa biodiversité la priorité des priorités, car elle constitue le socle sur lequel se construit son développement socio-économique.

Voilà pourquoi, Jean-Jacques Mbungani soutient « qu’il est plus que jamais temps de reconsidérer notre relation avec la nature ! Elle nous a tout donné et à nous de la protéger ».

Rédaction

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