À peine les conclusions rendues sur l’évaluation des probables menaces sécuritaires au Congo par des groupes armés Centrafricains effectuée par le commandant de la Première Zone de défense des FARDC, les rebelles Centrafricains font parler d’eux là où on ne les attendaient pas.
L’un des groupes armés actifs Centrafricains, le groupe armé Anti-Balaka, vient d’opérer sur le sol congolais, notamment sur la rivière Ubangi, à côté de l’îlot congolais dénommé « Pito » où ses hommes ont arrêté 7 pêcheurs originaires de la cellule de Mogoro, dans le quartier Fiwa, commune de Molegbe, située à 47 Km de la ville de Gbadolite, chef-lieu de la province du Nord-Ubangi.
Selon les informations fournies par un rescapé de ce kidnapping, M. Gbeto Verekota, âgé de 24 ans, lui et ses frères ont été copieusement torturés par ces envahisseurs. Il s’en est sorti avec une fracture au bras gauche.
Gbeto Verekota affirme par ailleurs qu’il a pu s’échapper durant leur transfert vers la base arrière de leurs bourreaux située à la localité de Yehu, dans la sous-préfecture de Zangba, préfecture de Basse-koto, en République centrafricaine.
Ce rescapé confirme qu’il s’agit bel et bien des insurgés Centrafricains du groupe Anti-Balaka dirigés par un certain général du nom de Ngiambi Gbialo.
Partis à la pêche depuis le vendredi 15 Janvier dernier, ces jeunes congolais ont été appréhendés dans la nuit du 18 au 19 Janvier 2021, aux environs de 22 heures. Parmi les kidnappés, on retrouve 2 mineurs âgés de 10 et 14 ans et le plus âgé n’a que 30 ans.
D’après les sources concordantes à Mogoro, les Anti-Balaka exigeraient les montants exorbitants à titre de rançons, allant jusqu’à 500.000 FCFA – équivalent à 1.650.000 FC chacun – avant leur libération.
Le Cadre de Concertation Provincial de la Société Civile du Nord-Ubangi qui alerte les autorités, recommande au gouvernement provincial une descente urgente sur terrain du « comité provincial de sécurité pour s’empreigner de la situation afin de prendre des mesures idoines pour la sécurisation de la population de Mogoro », en proie à la psychose généralisée. Et au gouvernement central de reconsidérer sa position face « aux menaces sécuritaires des groupes armés Centrafricains le long de la rivière Ubangi.
Emmanuel MOMOTOY



















































