Présumé détournement au SECOPE: l’argent pouvait-il sortir sans aval du ministre ?

Willy Bakonga serait-il complice de ce détournement ? L’existence des écoles et agents fictifs etait-elle possible sans son accord ? Les réponses à ces questions sont attendues ce vendredi.

C’est justement ce vendredi 5 mars que s’ouvre le procès des présumés auteurs de détournement des fonds alloués à la gratuité de l’enseignement de base en République démocratique du Congo.

Willy Bakonga, ministre national de l’enseignement primaire, secondaire et technique, EPST, est cité au nombre de renseignants.

Comme renseignant, Bakonga devra apporter la lumière sur les dossiers des détournements, écoles fictives et agents fictifs répertoriés dans son ministère.

Ce procès qui sera retransmis à la télévision nationale, en direct du centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, mettra en lumière la chaîne de dépenses depuis la décision de la sortie de fonds, le nombre de signataires jusqu’à la ventilation de l’enveloppe. Ce sera également l’occasion de savoir si la question des écoles et agents fictifs était antérieure à la nomination de Bakonga à la tête du ministère ou pas. Ce dernier était-il au courant de cette pratique ou non.

Dans la positive, le ministre a-t-il fermé les yeux ou encouragé celle-ci? Complice ou ignorant, Bakonga aura du mal à convaincre les juges qu’il est à la fois innocent et compétent. Dans un cas comme dans l’autre, il ne sera pas irréprochable !

Malgré tout, il faudra démontrer de quelle manière cette infraction a pu mettre en difficulté la mise en application de la gratuité de l’enseignement.

Il sied de signaler que depuis quelques mois, après plusieurs cris d’alarme, ce ministère fait l’objet d’enquêtes de l’inspection générale des finances lesquelles ont abouti à l’interpellation de certains agents comme présumés auteurs de détournement.

Étaient-ils de simples lampistes ou les maillons de la chaîne? Les langues finiront par se délier et les coupables certainement identifiés, à moins que les vrais auteurs soient plus haut placés et intouchables!

Affaire à suivre.

Daniel Kpako

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