Journée mondiale de la météorologie : Sans moyens de communication, les données météorologiques de Mabali pourrissent sur papier

La journée internationale de la météorologie commémore l’entrée en vigueur, le 23 mars 1950, de la Convention qui a institué l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Cette organisation a contribué au progrès rapide des sciences météo-climatiques, des technologies connexes et de la coopération internationale. Cette évolution s’est vite traduite par la mise en place de systèmes opérationnels d’envergure mondiale pour la protection des personnes et des biens et l’atténuation des effets des catastrophes naturelles ainsi que par la mise en oeuvre de toute une série d’activités socio-économiques menées au profit d’un développement durable défini comme le développement qui satisfait les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire les leurs.

Fournir les données météorologiques fiables, telle est l’une des missions de la Réserve Scientifique de Mabali, située en zone de basse altitude à Bwalanga.

Les scientifiques affectés au Département de la météorologie à Mabali prélève chaque jour des données météorologiques qu’ils empilent sur des papiers, faute d’outils des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ces données prélevées ne servent plus qu’à être stockées loin de leur utilité communautaire, par manque de moyens de communication avec l’extérieur.

L’ancien Institut de Recherche Scientifiques de Mabali, devenu Réserve, n’a ni ordinateur, moins encore d’internet et ne dispose d’aucune couverture de réseau téléphonique.

Autrefois joyaux de la couronne belge dans le Congo-Belge et sous le régime du Maréchal Mobutu, la réserve scientifique de Mabali qui surplombe les rives du Lac Ntomba, dans le territoire de Bikoro, est complètement abandonnée par le gouvernement congolais.

Pour les analystes, la protection des citoyens congolais et de leurs biens étant une mission constitutionnelle confiée à l’exécutif, la sécurité que doit assurer l’état à ces citoyens passe également par l’accès à l’information météorologique, pour éviter ou atténuer les effets des catastrophes naturelles.

Par ailleurs, dans une planète où les ressources naturelles se ratifient et que le monde lutte contre les effets du réchauffement climatique, la recherche scientifique sur les données météorologiques devient une nécessité absolue au profit d’un développement économique durable de la République Démocratique du Congo.

Alain St. Bwembia

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