Malaise dans le secteur judiciaire : Des hauts Magistrats impayés depuis 5 mois

Rien ne va dans le secteur de la justice en République Démocratique du Congo. Un profond malaise couve depuis plusieurs mois le cœur de la magistrature. Pour cause, certains hauts magistrats accusent aujourd’hui cinq mois d’impayement de salaire, sans qu’aucune explication ne leur soit fournie par les ministres du budget et des finances. Il s’agit particulièrement des magistrats de la cour constitutionnelle, de la cour de cassation ainsi que du Conseil d’État, nommés le 17 novembre 2020 par le Chef de l’État.

Il s’agit ici de la série d’ordonnances qui avaient été contestées par le FCC, contestation ayant notamment entraînée la rupture de la coalition FCC-CACH.


Pendant que ce groupe de magistrats est laissé pour compte, les autres magistrats nommés avant eux sont payés régulièrement. Une véritable « politique apartheid » qui ne profite nullement à la République ,car pensent les analystes, qu’est-ce que l’État congolais peut attendre d’une justice dont les animateurs sont ainsi martyrisés et dont les membres de famille vivent ces derniers temps dans la misère ?

Et pourtant, le Président Félix Tshisekedi compte sur les cours et tribunaux pour enfin instaurer un état de droit en RDC.

Qui dans la chaîne de la dépense publique bloque-t-il la mise en œuvre du chantier judiciaire du Chef de l’État ? D’autant plus que l’on ne peut pas avoir une justice juste et indépendante lorsque les magistrats sont délaissés et vivent dans la précarité à cause de l’impaiement des salaires.
« Et lorsque les magistrats vivent dans la précarité. Ils ne peuvent que rendre la justice en fonction de leurs propres intérêts au détriment de ceux de l’État et des justiciables. Et c’est le règne de la justice des forts et des puissants contre les faibles », a déploré un activiste des droits humains.

La balle se trouve donc dans le champ des hautes instances du pays pour qu’une solution urgente soit trouvée, pour tirer ces hauts magistrats et leurs dépendants de la misère leur imposée par certains préposés de l’État.
Il en va donc de la préservation de l’image de marque du pays.

Jean Romance Mokolo

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