Abus de pouvoir, trafic d’influence et tribalisme à la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe: le PG Luntaka Bonheur terrorise Mme Mélanie Kisombe et sa famille pour un conflit entre deux amoureux ( M. One Pungwe et Mme Mélanie ) ?

Le rôle des cours et tribunaux est de juger, c’est-à-dire d’une part de trancher les litiges entre personnes physiques ou morales, et d’autre part de réprimer les infractions à la loi. Ainsi, la justice est censée – en principe – garantir l’État de droit et la paix sociale en tranchant en toute indépendance et impartialité les litiges impliquant les personnes physiques ou morales.

En RDC, ce rôle souffre d’un déficit criant, car certains magistrats se servent abusivement de leur statut – de leur pouvoir et fonctions officielles – pour régler des comptes personnels aux justiciables. Les cas sont légion, mais ce qui se passe au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe a atteint un niveau sans précédent. C’est le moins que l’on peut dire.

En effet, le Procureur général Bonheur Luntaka aurait mobilisé toute une armée d’agents du Parquet de son ressort ainsi que ceux de la Police nationale, de l’ANR et des services spéciaux pour traquer depuis plus de 3 semaines Mme Mélanie Kisombe et sa famille – innocente dans ce conflit entre deux amoureux – pour prouver l’étendue de sa nuisance.

Le protégé du procureur Bonheur Luntaka n’est autre que M. Pungwe, responsable de la fondation Pungwe.

Pour la petite histoire, confie-t-on à politiquerdc.net, pendant leur relation amoureuse, au mois de novembre 2019, alors que M. Pungwe attendait un paiement de la Gecamines, celui-ci demandait à Mme Mélanie Kisombe de lui prêter 66mille USD en promettant de lui rembourser 70 mille USD au mois de décembre de la même année, soit un mois après, avec intérêt. Demande accordée, mais malheureusement, M. Pungwe ne respectera pas son engagement. Que de promesses…

Au mois de mars 2021, M. Pungwe demande à Mme Mélanie Kisombe de donner son numéro de compte bancaire pour lui payer son argent ( 70 mille USD), tout en lui demandant un service, celui de faire passer 300 mille USD dans son compte d’établissement « Le Facilitateur MKM ». Il sied de préciser que ce n’est pas pour la première fois que M. Pungwe utilise le compte et le nom de l’établissement « Facilitateur MKM » pour ce genre d’opération. Car, à part l’aspect amoureux, les deux étaient partenaires dans les affaires, et dans cette optique, Pungwe devait encore payer 100 mille USD à Mme Mélanie Kisombe pour une autre affaire.

En effet, alors qu’ils étaient entrain de discuter dans la chambre à propos de ce virement, Mme Mélanie Kisombe dira à son amoureux, que le reste de la somme de 236 mille USD ne devait plus passer par son compte sans un vrai motif justificatif, car le paiement de 64 mille USD paraissait flou dans ses justificatifs.

Et c’est pour cela que, malgré que M. Pungwe ait avec insistance supplié Mme Mélanie Kisombe de faire passer les 236 mille USD toujours dans son compte, celle-ci resta catégorique, selon le conseil de son avocat, faute de motif valable. C’est ainsi que M. Pungwe appella son avocat, Me Guy Michel qui arrivera et entrera directement dans la chambre à coucher où se trouvaient les deux amoureux, vers 22h30′ et commença directement à menacer Mme Mélanie Kisombe.

Ainsi, en pleine nuit (de 22h30′ à 3h30′), sans le moindre respect du couvre-feu moins encore des mesures barrières contre la Covid-19, tout en violant l’intimité de Mme Mélanie Kisombe, l’avocat va commencer à menacer et injurier la pauvre dame : « nous avons de longs bras, tu ne me connais pas bien; le procureur Bonheur Luntaka est katangais comme nous et de surcroît notre ami. Nous allons te faire du mal, te faire disparaitre si tu ne fais pas passer le reste de l’argent par ton compte bancaire (…) », révèle Mme Mélanie Kisombe à qui provient cette dénonciation.
Et de poursuivre, après un long moment de dispute, vers 2h30, l’avocat de M.Pungwe va recourir au service de la garde militaire commise à la sécurité de la Haute Cour militaire pour venir intimider et terroriser Mme Mélanie Kisombe, mais cette dernière va refuser de se plier à leur volonté. Néanmoins, il va quand même parvenir à ramasser 3 hommes en uniforme des FARDC non autrement identifiés, mais suite à la résistance de la Mme Mélanie Kisombe qui refusa d’ouvrir le portail, ces éléments vont repartir. En outre, durant leur discussion, M. Pungwe, menaçait Mme Mélanie Kisombe, si elle n’acceptait de faire passer les 236 mille USD, qu’elle lui rembourse les 64 mille au risque de lui porter plainte auprès de son ami et frère pour « abus de confiance » et personne ne pourra la faire sortir de la prison… comme cela ne suffisait pas, ayant constaté – malgré ses intimidations – que cela n’avait rien changé, M. Pungwe va encore demander à Mme Mélanie Kisombe de lui prêter une autre somme de 20 mille dollars, rapporte encore la victime, Mme Mélanie Kisombe.
L’on se demande pourquoi M. Pungwe qui dispose bel et bien des numéros des comptes de sa fondation, de son établissement maison Pungwe et de son compte privé , souhaitait plutôt le faire dans le compte de Mme Mélanie Kisombe ?
D’après son témoignage, la scène rocambolesque a eu lieu devant la veille maman, malade et sous perfusion au salon, les enfants, les petits enfants, les travailleurs de ménage, chauffeur et sentinelles de Mme Mélanie Kisombe. Et le PG près la cour d’appel de Kinshasa-Gombe, au lieu de rendre justice à la dame victime des violences et de convoquer les deux parties en conflit pour les entendre et les confronter, comme la loi le prévoit, prendra plutôt faits et causes pour le bourreau. Pire, il est allé très loin , en émettant un avis de recherche contre Mme Mélanie Kisombe et d’emblée une perquisition à la résidence de M. Lukusa où ses agents ont volé argent et objets de valeur. Il parviendra même à faire bloquer leurs comptes bancaires à Rawbank, affirme le conseil de Mme Mélanie Kisombe.

Tout cela au nom d’une certaine coterie tribale, pourtant prohibée par la loi. Un demi-dieu qui fait la loi sous un régime politique qui prône l’état de droit coulé d’ailleurs dans la constitution du pays. Alors qu’une simple invitation aurait suffi pour faire comparaître des gens connus avec une adresse connue, le PG Luntaka aura plutôt décidé de mobiliser les moyens et les préposés de l’État pour régler un conflit entre deux « amoureux », dénonce la même source.

Précisons qu’il n’y a jamais eu mandat de comparution ni invitation à l’égard de Mme Mélanie Kisombe, car le lendemain matin, le 27 mars 2021, il avait currieusement émis un mandat d’amener et 4 jours après un avis de recherche a été lancé contre Mme Mélanie Kisombe comme si on avait à faire à une criminelle.
Le PG Luntaka aurait même pris l’une des avocats de M. Pungwe, pour sa défense. Ce qui prouve combien ils forment un noyau , un réseau et une machine à faire du mal à autrui, pour satisfaire leurs envies égoïstes, car d’aucuns se demandent comment la plainte en charge de M. le PG Bonheur et ses complices et dont une copie était réservée au Procureur Général du parquet près la cour d’appel de Kinshasa- Gombe, est parvenue à l’avocat de la fondation Pungwe?,relate la même source.
La plainte n’est qu’au niveau de l’instruction chez le PGR du parquet général de la république près la cour de cassation à Kinshasa Gombe.

Et comme on peut naturellement s’attendre dans un tel cas de figure, à cause de sa partialité criante, le PG Bonheur Luntaka vient d’être récusé par par correspondance, carrément, une plainte chargeant le PG Luntaka auprès du parquet général de la République près la cour de cassation afin que leur dossier sous instruction au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa Gombe puisse être appelé en communication auprès des services du parquet près la Cour de cassation. C’est dans ces conditions que le traitement de ce dossier pourrait rencontrer les exigences d’une vraie justice, libre, indépendante et impartiale.

De l’avis des observateurs, si les faits sont tels que ceux rapportés à politiquerdc.net, le Procureur général Luntaka aura perdu le mérite de continuer à faire partie de la magistrature sur laquelle le Magistrat suprême, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, compte pour instaurer un véritable état de droit en RDC.

La justice peut-elle « élever la nation congolaise » avec ce genre de magistrat qui abuse du pouvoir lui confié par l’État pour garantir la paix sociale ?

Dossier à suivre !

Constant Mohelo Zoro et Julien Ekonda

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